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« Le futur vous appartient c’est à vous de l’écrire »
Tomber, se relever et réussir. Une chose que Jonathan Anguelov, cofondateur d’Aircall et d’Aguesseau Capital connaît bien. De son enfance en famille d’accueil jusqu’au milliard de valorisation, il a connu un périple semé d’embûches. À même pas 40 ans, l’entrepreneur a des choses à raconter et sort son tout premier livre Rien à perdre (Alisio), le 13 mars.
Quelles sont les clés pour réussir ? Si vous vous posez la question, vous trouverez sans doute quelques éléments de réponse dans le livre de Jonathan Anguelov. Dans cet ouvrage, Rien à perdre, il retrace son parcours, d’une enfance difficile à ses réussites dans le monde des affaires. Tout en distillant ses conseils pour réussir ses projets. Son mantra ? « Le futur vous appartient, c’est à vous de l’écrire ». Et son futur, il a bien décidé de le partager. Fils d’une mère immigrée bulgare et d’un père inconnu, il grandit dans le quartier parisien de Beaugrenelle.
Il vit convenablement jusqu’au jour où sa mère se fait escroquer, tombe dans la dépression et perd tout ce qu’elle a. Y compris son fils… Jonathan Anguelov finit par rejoindre l’aide sociale à l’enfance où il enchaîne les familles d’accueil et les foyers. Rien ne lui prédestinait quelques années plus tard à réussir dans le business. Les galères et l’incertitude, Jonathan Anguelov, sans le savoir, baigne déjà dans l’aventure entrepreneuriale.
Déterminé à changer le cours de sa vie
« Je ne suis plus comme les autres, ma vie ne ressemble pas à celle des enfants de mon âge. Mais cette différence sera ma chance. Je n’ai donc rien à perdre. » C’est avec cette mentalité à toute épreuve que Jonathan Anguelov a réussi à gravir les échelons. Après un baccalauréat technologique, il intègre l’ESCP Business School. En parallèle de ses études il multiplie les petits boulots avant de s’intéresser à l’immobilier. Il contracte un prêt étudiant de 30 000 euros et achète une chambre de service qu’il retape avant de la mettre en location.
Et c’est comme ça que tout commence. Il continue avec une deuxième puis une troisième chambre. À seulement 22 ans, 5 000 euros rentrent chaque mois sur son compte bancaire. Pour ses études il multiplie les stages dans la finance. Un secteur qui ne le passionne pas. « Donc c’est cela, je vais toujours être un mec moyen dans quelque chose qui ne me passionne pas ? Non, moi je me sentais entrepreneur », livrait-il dans les colonnes d’ÉcoRéseau Business en novembre 2023.
L’entrepreneuriat à tout prix
De l’envie d’aller toujours plus loin est née. D’abord avec Aircall, une entreprise qui entend simplifier la téléphonie en entreprise en supprimant les câbles. « Notre ambition n’était pas simplement de devenir une marque française, mais mondiale », confiait-il. Installée aux États-Unis, l’entreprise prend rapidement de l’ampleur jusqu’à devenir une licorne en 2021. Deux ans plus tard, Jonathan Anguelov quitte le navire pour voguer vers d’autres horizons. Jamais rassasié en 2018, il crée en parallèle sa foncière immobilière Aguesseau Capital. Après Aircall, il s’y consacre à plein temps.
En 2023, l’entreprise possédait un portefeuille de 60 millions d’euros. Et avait pour objectif de créer le groupe hôtelier de demain. « L’esprit d’entrepreneur, c’est marcher sur de la glace sans se retourner. Sans trop réfléchir », expliquait-il. L’an passé son parcours était récompensé lors des Trophées Optimistes d’ÉcoRéseau, cérémonie au cours de laquelle il est désigné « entrepreneur de l’année ».

Lui a réussi, mais Jonathan Anguelov reste conscient des failles qui persistent : « Malgré tous les lauriers que je reçois, je réalise que l’objectif de la société n’est pas rempli et qu’on doit aller encore plus loin. À mon sens le monde de la tech et des start-up se complaît parfois un peu trop dans un microcosme où l’argent est gratuit, où l’on peut dépenser sans compter. Mais une fois ce seuil des 100 millions d’ARR franchi, le monde imaginaire ne peut plus exister. Car quelle est la prochaine étape : devenir un minotaure ? Un dragon qui crache du feu ? », peut-on lire dans son premier ouvrage. Bref, c’est un nouveau défi qu’il se lance. En gardant toujours à l’esprit : le travail, la curiosité, la passion pour ce que l’on fait et l’ouverture constante au monde.































Aircall (2014)
Motivation pour l’internationalisation : Fournir une solution de téléphonie cloud aux entreprises du monde entier.
Stratégie : Approche multi-marchés avec investissements simultanés dans plusieurs régions
Chronologie et marchés ciblés :
2017 : Ouverture d’un bureau à New York pour cibler le marché américain.
2020 : Expansion en Australie et au Royaume-Uni.
2023 : EXPANSION EN ALLEMAGNE, ESPAGNE( Partenariat avec Telefónica), ITALIE
Les facteurs de succèsfocus sur l’innovation technologique, une compréhension approfondie des besoins LOCAUX, et une stratégie marketing ciblée.
Aircall a également rencontré des défis SUR l’adaptation aux différentes régulations locales
sur les marchés internationaux.
https://www.ipanovia.com/fr/levee-de-fonds-startups-en-france/