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On pourrait l’appeler le millefeuille communicationnel. Le quoi ? Mais si, n’êtes-vous pas au bureau sollicité par mails, téléphone, SMS, Zoom ou Slack, LinkedIn, WhatsApp… ? Voilà, vous aussi ! Et si on mettait fin aux comportements absurdes ?
La patience est peut-être l’une des plus belles vertus en 2025.
Tout va très vite, tout est devenu « urgent » ou « important » si bien qu’il devient complexe de hiérarchiser les urgences entre elles. Il y a ce qui est important, et ce qui est importantissime, voire vital. « En cas d’urgence ? appelez la police ou les pompiers ! », peut-on lire sur certains messages d’absence de collaborateurs qui ont décidé de rappeler le sens véritable des mots.
En entreprise, les canaux ne se remplacent pas, mais se multiplient. Les courriels reçus par les salariés restent très nombreux : environ 144 en moyenne par semaine, estime une étude réalisée par Mailoop en 2023.
Une sursollicitation numérique
« Oui allô Jean-Pierre c’est moi, est-ce que tu as bien reçu mon courriel que je t’ai envoyé ce matin à 10 h 12 ? Tu l’as aussi sur Zoom d’ailleurs ». Une phrase a priori anodine, loin d’être étrangère en open space.
Le problème ? C’est qu’il est 10 h 13. Deuxième problème ? Philippe, l’auteur de l’appel, se trouve précisément dans un bureau situé à… cinq mètres de Jean-Pierre !
Dans cette situation précise, qu’aurait dû faire Philippe ?
Réponse A : appeler directement Jean-Pierre par téléphone sans passer par les cases mail ni Zoom puisqu’une minute d’intervalle entre le courriel et l’appel signifie sans doute qu’il s’agit d’une « urgence ».
Réponse B : toquer à la porte de Jean-Pierre et en parler de vive voix.
Le bon sens dépend de chacun. Mais une chose est sûre, il contribue à faire perdre le moins de temps possible à chaque collaborateur !
La com’ en entreprise ? un vrai labyrinthe, personne ou presque ne s’y retrouve. « Je lui réponds sur quel canal ? Par mail ou sur Zoom ? ».
Gardez-le en tête : tout ce qui relève de l’ordre du spontané (mais nécessaire, la nuance est importantissime), privilégiez les canaux de chat en continu, comme Zoom ou Slack. S’il s’agit d’une donnée plus formelle, on passe par les courriels. Au moins ça laissera une trace (évidemment vous n’êtes pas à l’abri qu’on vous rappelle parce que votre mail a été relégué aux oubliettes, mais cela vous n’y pouvez rien).
Les urgences en revanche, les vraies, prenez votre téléphone et insistez jusqu’à ce qu’on vous réponde et laissez un message vocal.
Un problème de fond
La com’ n’a jamais été aussi présente. Et pourtant un simple échange a rarement été aussi complexe ! Accumuler autant de canaux pour fluidifier la circulation des infos en interne ne révèle-t-il pas au contraire que cette entreprise précisément a un gros problème de communication ?
Où chaque outil supplémentaire serait un pansement pour tenter de masquer des failles organisationnelles et tout simplement se rassurer ?
Beaucoup de questions nous direz-vous, certes. Mais c’est un enjeu de productivité… Laquelle semble bien attaquée lorsque les collaborateurs passent leur journée à répondre plutôt qu’à agir. Le syndrome du Français bureaucrate ?
GEOFFREY WETZEL


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