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Dans une société de plus en plus dominée par l’image, le monde professionnel n’échappe pas aux discriminations physiques. Oublions les métiers de mannequin, acteur, modèle photo… Lorsqu’on postule pour être secrétaire, comptable, RH ou commercial, la beauté est-elle un passe-droit pour obtenir un job ?

Comme l’écrit Balzac dans Le Cabinet des Antiques : « Privilège semblable à celui de la noblesse, la beauté ne se peut acquérir, elle est partout reconnue, et vaut souvent plus que la fortune et le talent. » Les études semblent aller dans le sens du maître du réalisme littéraire.

Dans son ouvrage Psychologie des beaux et des moches, Jean-François Marmion révèle que 75 % des recruteurs et 48 % des recruteuses déclarent qu’il est important qu’un candidat leur plaise physiquement. L’économiste Eva Sierminska a publié une étude en 2015 dans laquelle elle indique que les personnes jugées attirantes physiquement gagnent 15 % de plus que les autres. Une discrimination physique qui entraînerait une inégalité salariale. D’où vient ce « beauty privilege » et quelle importance lui accorder au travail ?

« L’effet de halo » : associer physique et compétences

Lorsqu’un recruteur reçoit un candidat, la première chose qu’il voit est son physique. S’il lui apparaît agréable à regarder, il aura un a priori favorable à son égard. C’est ce qu’on appelle « l’effet de halo » : un biais cognitif qui va dans le sens de la première impression. « Sans les connaître, on pare alors les gens beaux de toutes les qualités : ils sont intelligents, cultivés, fiables, sociables et souriants, compétents dans leur travail… Et a contrario, on se méfie des gens que l’on trouve laids », détaille Jean-François Marmion dans les colonnes de Welcome to the Jungle. Ces associations sont toutefois à relativiser : elles ne concernent que les premières impressions. Un recruteur se rendra vite compte que la beauté ne suffit pas à effectuer ses tâches correctement !

« Être beau » : ça veut dire quoi ?

On nous l’a assez répété : la beauté est subjective. « Tous les goûts sont dans la nature ».
Alors, pourquoi parfois certains s’accordent à dire qu’une personne est belle et une autre moche ? Les standards de beauté évoluent selon les époques et les pays. Dans nos sociétés occidentales, la beauté d’une personne passerait par l’harmonie des traits du visage.

Pour un candidat à un entretien d’embauche, deux points ne doivent pas être négligés : l’attitude et la tenue vestimentaire. En effet, le recruteur sera sensible si la personne en face de lui le regarde dans les yeux, sourit et adopte une posture de maintien stable. Ensuite, il est indispensable de soigner son apparence vestimentaire. Le choix de vêtements adaptés au milieu professionnel peut faire pencher la balance en votre faveur : chemise, tailleur, pantalon de costume… sont autant d’atouts à avoir dans votre garde-robe !

Photo sur le CV : si t’es moche t’oublies ?

Il n’est pas obligatoire d’ajouter une photo à son CV pour postuler à une offre d’emploi. Pour éviter toute discrimination à l’embauche, il est conseillé de ne pas la mettre. Après tout, une photo n’est pas une indication professionnelle : le recruteur n’est censé juger que vos compétences !

Pour rappel, « les discriminations liées à l’apparence physique sont interdites, notamment au travail » (articles 225-1 du Code pénal, L. 1132-1 du Code du travail). La beauté est avant tout une question de confiance. La clé lors d’un entretien d’embauche ? Faire preuve d’assurance et montrer sa motivation !

LISA BEGOUIN

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