Climat : l’année 2025 sera décisive

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003
Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003

Il ne faut pas céder à la déprime, des signaux prometteurs se profilent pour 2025. La bataille du climat se joue maintenant.

Adieu 2024, l’année la plus chaude jamais observée à l’échelle du globe ! Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la température moyenne de janvier à septembre 2024 a dépassé de 1,54 °C les niveaux préindustriels. La période 2015-2024 est celle la plus chaude jamais enregistrée. Il y a urgence.

Perte de glace des glaciers, élévation du niveau de la mer, réchauffement des océans, précipitations et inondations records, canicule, sécheresse implacable, incendies catastrophiques… Ces phénomènes ne cessent de faire des ravages. Les niveaux de gaz à effet de serre ont atteint des records en 2024 et ils continueront d’augmenter en 2025. Le contenu thermique des océans est à son niveau le plus élevé en 2023. Rappelons que 90 % de l’énergie accumulée dans le système Terre est stockée dans les océans.

310 milliards de dollars de pertes économiques

Tous ces phénomènes climatiques extrêmes génèrent des pertes économiques et humaines considérables. Ils érodent le développement durable dans tous les domaines, en aggravant l’insécurité alimentaire et les migrations. Selon une estimation de Swiss Re, le groupe suisse qui fait office d’assureur pour les assureurs, les catastrophes naturelles ont causé 310 milliards de dollars de pertes économiques en 2024 dans le monde. Ce montant est en hausse de 6 % par rapport à 2023.

Écologiquement, l’année 2025 ne se présente pas sous d’heureux auspices. La France connaît une crise politique sans précédent, ouverte par la dissolution de l’Assemblée nationale. La thématique environnementale n’occupe plus une place prioritaire dans l’agenda politique. Aux États-Unis, la question climatique a pris du plomb dans l’aile. L’élection du climatosceptique invétéré, Donald Trump risque de ruiner le plan d’investissements dans les énergies vertes et les initiatives écologiques mis en place en 2022 par Joe Biden. Dans ce contexte géopolitique tendu, l’écologie risque d’être reléguée au second plan. L’année 2025 sera décisive pour le climat.

Ne pas céder à la déprime

Cependant, il ne faut pas céder à la déprime, et des signaux prometteurs se profilent pour 2025. Selon l’Agence internationale de l’énergie, plus de 700 milliards de dollars ont été consacrés en 2024 à des projets d’énergie verte, dépassant pour la première fois les financements alloués aux combustibles fossiles. Comme en 2024, le développement des énergies renouvelables en 2025 devrait atteindre un nouveau pic, porté par des investissements records.

« Les catastrophes climatiques frappent de plein fouet la santé, creusent les inégalités, nuisent au développement durable et ébranlent les fondements de la paix. Les personnes vulnérables sont les plus durement touchées », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres.

Face à l’urgence climatique, l’humanité dispose de raison, de volonté et de moyens pour comprendre la variabilité du climat, optimiser la production d’énergies renouvelables et garantir une transition écologique possible et convenable.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.