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Une récente étude publiée dans la revue Science révèle que la moitié des glaciers sont condamnés à disparaître.
L’Unesco et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) viennent de lancer l’Année internationale de la préservation des glaciers qui sera marquée par des initiatives visant à les protéger. De nombreux événements au cours de l’année viseront à nous sensibiliser au rôle essentiel des glaciers dans le système climatique et le cycle hydrologique, tout en s’attaquant aux défis posés par la fonte accélérée de ces ressources naturelles.
L’année 2024 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée et a émis des alertes sur le recul des glaciers. En 2023, les glaciers ont subi la plus grande perte de masse au cours des cinq dernières décennies. La fonte des glaciers est lourde de conséquences : dérèglement du cycle de l’eau, élévation du niveau de la mer qui menace les zones côtières ou encore risque accru d’inondation. Elle se traduit par une augmentation à court terme des avalanches, des inondations et des sécheresses et une menace à long terme pour la sécurité de l’approvisionnement en eau de milliards de personnes.
Il existe plus de 275 000 glaciers dans le monde qui couvrent environ 700 000 km² et stockent 70 % de l’eau douce mondiale. Plus de 2 milliards de personnes dépendent de la neige et de la glace des montagnes pour reconstituer leurs rivières et leurs eaux souterraines.
La moitié des glaciers sont condamnés à disparaître
La préservation des glaciers est essentielle non seulement pour la durabilité environnementale, mais aussi pour la stabilité économique et la sauvegarde des moyens de subsistance de l’humanité. En France, par exemple, on utilise l’eau des glaciers pour maintenir le débit des fleuves, mais aussi pour refroidir les centrales nucléaires.
Une récente étude publiée dans la revue Science révèle que la moitié des glaciers sont condamnés à disparaître. Ils reculent à un rythme alarmant partout sur la planète. Dans les Andes, jusqu’à 97 % de leur volume pourrait disparaître d’ici à 2100. La Corona, dernier glacier du Venezuela, a déjà disparu. En Afrique, celui du Kilimandjaro pourrait disparaître d’ici à 2050. Rappelons que les glaciers de l’Himalaya fournissent de l’eau douce à plus d’un milliard de personnes, alimentent de grands systèmes fluviaux, soutiennent les cultures, l’élevage et les économies locales.
L’OMM vient de déclarer que 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée et la première à dépasser la barre symbolique des 1,5 degré Celsius de réchauffement climatique. « Nous avons vu des températures extraordinaires à la surface des terres et des mers, une chaleur océanique extraordinaire, accompagnée de conditions météorologiques très extrêmes affectant de nombreux pays à travers le monde, détruisant des vies, des moyens de subsistance, des espoirs et des rêves. Nous avons constaté de nombreux effets du changement climatique, notamment le recul des glaciers de la banquise », précise Clare Nullis, porte-parole de l’OMM.
Il est donc urgent de développer les systèmes mondiaux de surveillance des glaciers pour améliorer la collecte et l’analyse des données. Amplifier les systèmes d’alerte précoce pour les risques et promouvoir une gestion durable des ressources en eau dans les régions dépendantes des glaciers.


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