Les vacances se rapprochent, promesses d’évasion, de repos et de renouveau. Pourtant, alors que le quotidien se teinte de légèreté estivale, un autre constat frappe.
Dans le grand barnum de la communication moderne, où chaque dirigeant se rêve en influenceur, podcaster, leader d’opinion, le silence fait figure d’ovni.
Selon une étude de l’agence Metrics, parue en mars 2025, plus de la moitié des posts LinkedIn français, signés par des dirigeants, présentent des signes d’utilisation d’IA.
Dans un monde où la parole politique semble « démonétisée », la voix des grands patrons émerge comme un souffle d’air frais… ou peut-être un coup de vent tempétueux, selon l’usage qu’ils en font.
Dans une époque où les enjeux géopolitiques sont à la fois cruciaux et inédits, nos dirigeants d’entreprises, parfois inspirés de mimétismes médiatiques, sont tentés par un vocabulaire martial pour exprimer leurs défis et mobiliser leurs équipes.
Ah, le moment tant attendu – ou plutôt redouté – des voeux annuels ! Chaque début d’année, les dirigeants d’entreprises se retrouvent plongés dans une compétition d’expression de voeux, souvent à se demander qui réussira à échapper le plus aux clichés, à trouver la formule mémorable, à éveiller l’émotion des coeurs et surtout l’engagement, l’incontournable engagement des collaborateurs …
C’est un peu comme si le...
« L’usage des formules convenues, des phrases tièdes aromatisées aux clichés du moment sont autant d’écrans placés devant la nouveauté et la variété des choses. L’arsenal d’expressions du pouvoir toutes faites immunise contre les multiples nuances de l’existant ».
Ah, les mots ! Ces petites créatures volatiles qui, si elles sont mal utilisées, peuvent transformer un simple discours de dirigeant en véritable fiasco.