Mercredi 27 mai 2026, la Chambre des députés du Brésil a franchi une étape décisive. La Chambre basse a adopté un projet de réforme constitutionnelle qui vise à réduire le temps de travail et à instaurer deux jours de repos hebdomadaires – contre un aujourd’hui. Pour l’heure, la mesure doit encore être adoptée au Sénat. Une façon pour le président Lula d’asseoir une forme de justice sociale... et d’attirer la sympathie d’une grande partie des électeurs à quelques mois de la prochaine élection présidentielle.
« Une conquête historique et civilisationnelle », s’est félicité – peut-être un peu tôt – le président brésilien, étiqueté à gauche, Lula da Silva. Celui qui brigue un quatrième mandat en octobre avait fait de cette mesure l’un des étendards forts de sa campagne. Lors d’un rassemblement dans l’État d’Amazonas, au nord du pays, il avait déclaré : « Les gens travailleront cinq jours et pourront se reposer deux jours. » N’oublions pas que Lula est un ancien ouvrier métallurgiste et leader syndical. Si le projet de loi séduit bon nombre de citoyens, ce n’est pas le cas du patronat qui voit d’un très mauvais œil cette réforme.
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