Temps de lecture estimé : 2 minutes
Qui ne s’est jamais fait « ghoster » ? Et l’on ne parle pas de votre crush avec lequel vous pensiez discuter, au moins un peu, sur une application de rencontre… Mais d’un recruteur ! On enfonce encore le couteau dans la plaie ? Il arrive que ce soit de votre faute ! Sur LinkedIn, les mauvaises approches pour contacter un recruteur ne manquent pas.
Ah les RH. Ils en voient de toutes les couleurs. Et de plus en plus sur LinkedIn – ère des réseaux sociaux oblige. D’abord, partons du bon pied : oser est déjà une belle démarche. Trop de candidats ont tendance à sacraliser celui qui possède le pouvoir ultime : le recruteur. Sachez-le, il ne va pas vous manger. Et ce même s’il est décisionnaire.
Tous bienveillants les recruteurs ? N’allons pas jusque là. Mais avouez-le, vous les candidats, poussez parfois le bouchon un peu trop loin. Si le recruteur que vous avez contacté ne répond pas, ou pire qu’il vous retire de son réseau, il y a peut-être (souvent ?) une raison.
Ce qu’il faut à tout prix éviter
« Bonjour, je suis en recherche d’emploi, que pensez-vous de mon CV ? » Soyons honnête, le recruteur n’a rien demandé et il n’est pas là pour vous dire ce qu’il pense de votre CV, mais bien pour évaluer s’il correspond à l’offre d’emploi (encore mieux si elle existe vraiment !). Il n’est pas coach professionnel et son métier ne consiste pas à vous venir en aide dans votre recherche.
Autre écueil : « Votre offre d’emploi m’intéresse beaucoup. » Même chose, dans le cas d’une offre fantôme… vous vous grillez ! Cela montre simplement que vous n’avez fait aucune recherche au préalable, particulièrement agaçant pour le recruteur. Cela dit, « Bonjour, je me permets de vous relancer une troisième fois » n’est pas vraiment mieux – et même si cette offre existe enfin. Non seulement cette technique frôle le harcèlement, mais elle est surtout contre-productive et inefficace. Que se dira le recruteur ? Que vous êtes désespéré… Le mieux est d’envoyer un message et d’attendre quelques jours avant de le recontacter par écrit ou par téléphone.
La confiance en soi, un atout… jusqu’à un certain point !
« Je suis conscient(e) de ne pas avoir toutes les compétences pour… » Un beau 10 sur 10 sur l’échelle de la dévalorisation et de l’absence de confiance ! Un manque d’assurance ne rassure pas. D’autant plus dans le milieu professionnel. « J’ai 15 années d’expérience dans le métier et je pourrai vous apporter beaucoup », non plus. Pourquoi toujours virer aux extrêmes ? Avoir confiance en soi, c’est bien. Mais attention à ne pas paraître trop condescendant. D’ailleurs, ce n’est pas forcément le nombre d’années d’expérience qui fera de vous le bon candidat. Les planqués peuplent nombre d’entreprises. Donc, petit conseil pour vous démarquer : privilégiez les exemples concrets de projets réalisés, avec des chiffres. Si le recruteur visualise concrètement vos expériences passées, cela lui donnera envie de vous recontacter.
Enfin, à bannir, le fameux : « Je suis prêt(e) à tout », qui peut évidemment être mal interprété. Et hélas surtout pour les femmes… Pour se protéger et éviter tout malentendu, oubliez cette formule absurde. Les recruteurs sont à la recherche de candidats sérieux et pros, pas de personnes prêtes à tout. N’oubliez pas que vous avez des compétences et qu’elles seront utiles à votre futur employeur. Bref : soyez vous-même sans vous laisser impressionner, et ne tentez pas d’impressionner en renonçant à vous-même.
NINA BREUX SWYSEN








![[LE DÉBRIEF] « QVEMA » saison 6, épisode 1 QVEMA](https://www.ecoreseau.fr/wp-content/uploads/2026/01/QVEMA-credits-M6-218x150.png)



























