Sobriété : notre envie d’agir !

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Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003
Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003

En partenariat avec l’ObSoCo, l’Agence pour la transition écologique (Ademe) vient de publier le nouveau baromètre « Sobriétés et modes de vie» qui appréhende nos pratiques sur ce sujet.

Malgré la montée du coût de la vie, nous restons conscients sur la démesure de notre consommation. Nous sommes 77 % à affirmer que notre mode de vie est nuisible à l’environnement. Et notre souhait voudrait concilier le pouvoir d’achat et la préservation des ressources.  

Le modèle de société actuel et de la consommation sont rejetés par la plupart des interrogés. 83 % d’entre nous considèrent que nous avons tendance à accorder trop d’importance à la consommation matérielle et 81 % estiment que nous passons trop de temps à consommer plutôt qu’à profiter des plaisirs simples de la vie ! Et pour finir : 77 % pensent que notre manière de consommer est nocive à la planète.

Quelles perceptions ?

Concernant la notion de sobriété, 41 % en ont une perception positive contre 15 % négative. Toutefois, cette notion est perçue plus positivement chez les urbains et les catégories aisées financièrement. Les citoyens estiment en toute bonne foi, contribuer fortement à la transition écologique et ils attendent surtout que des mesures fortes soient prises par l’État et les acteurs économiques pour favoriser des modes de consommation vertueux.

Ainsi, les citoyens sont favorables à un encadrement des activités économiques et de la publicité. Pour 72 %, l’État devrait faire plus pour préserver l’environnement, même si cela passe par une limitation de certaines pratiques comme les voyages en avion ou les déplacements avec des véhicules essence. Pour 90 % des interrogés, les normes de fabrication devraient favoriser des produits plus résistants, facilement réparables, même si cette transition doit se faire au détriment du prix !

Un souhait : plus d’alternatives écologiques

Les Français sous-estiment l’impact de leurs modes de vie sur l’environnement mais ils ont l’impression de faire leur part via la pratique des écogestes au quotidien. Ils attendent et ils espèrent que l’État et les entreprises mettent à leur disposition des alternatives écologiques pour affronter la crise environnementale. Selon la chercheuse Yamina Saheb qui vient de créer le Laboratoire mondial de la sobriété(World Sufficiency Laboratory) : « La sobriété, ce sont des politiques publiques et des pratiques du quotidien. L’ordre dans lequel apparaissent ces deux éléments est très important. Car ce sont les politiques publiques qui déclenchent l’évolution des normes sociales.» Ce laboratoire compte publier son premier rapport sur la sobriété en Europe d’ici à l’automne 2024.

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