Réseaux sociaux : attention nocivité !

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Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003
Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003

Ces nouveaux médias sociaux sont devenus pour une large majorité la première source d’information.

Les médias sociaux ont changé la face de la communication et ont quelquefois amplifié la diffusion d’informations inquiétantes et toxiques. Certains réseaux sociaux sont invasifs et addictifs pour les jeunes, au point d’altérer leur santé mentale.

Amnesty International vient de lancer une pétition pour alerter sur la nocivité de l’algorithme « Pour toi » de TikTok. En effet, les algorithmes de la plate-forme font remonter des contenus nuisibles pour la santé mentale, pouvant aller jusqu’à encourager les idées suicidaires. Une sorte de spirale de contenus qui idéalisent les pensées dépressives. Récemment, 33 États américains ont décidé de poursuivre en justice les réseaux sociaux du groupe Meta et sa filiale Instagram. Chef d’accusation : un risque pour le jeune public de souffrir d’épisodes d’anxiété, d’insomnie et de dépression.

L’enquête  d’Amnesty International montre que le modèle économique de TikTok est intrinsèquement abusif en privilégiant la participation pour conserver l’attention du public, afin de collecter toujours plus de données personnelles, mises à la disposition de publicitaires, qui peuvent ainsi cibler leurs messages en fonction des destinataires.  Et il est temps que les États protègent les enfants du recueil et de l’utilisation abusifs de leurs données personnelles. Faire en sorte que la loi interdise toutes les publicités ciblées reposant sur une collecte intrusive de données personnelles.

Quel plan d’action ?

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) vient de dévoiler un plan d’action pour réguler les médias sociaux. Fruit d’une concertation, avec plus de 10 000 contributions issues de 134 pays, ce travail détaille les principes à respecter et les mesures à mettre en œuvre par les gouvernements, les autorités de régulation, la société civile et les plates-formes.

Le sujet reste préoccupant et comment ne pas agir quand on sait que 85 % d’entre nous sont inquiets de l’impact de la désinformation en ligne, alors que ces nouveaux médias sont devenus pour une large majorité la première source d’information. 88 % d’entre nous demandent que les États et les régulateurs résolvent très rapidement ce problème !

Protéger l’accès à l’information en encadrant les plates-formes, tout en soutenant la liberté d’expression et les droits humains. Le plan d’action proposé par l’organisation onusienne exige que les plates-formes doivent, notamment, se doter d’équipes de modérateurs qualifiés, en nombre suffisant et parlant toutes les langues de leur média social. Effectuer aussi un contrôle fiable et efficace des contenus mis en ligne et encourager la création des outils d’information libres, de qualité et indépendants pour mieux  contrer  la désinformation.

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