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Dans la nuit du 8 au 9 février, les Seattle Seahawks se sont imposés face aux New England Patriots lors de l’événement sportif le plus attendu de l’année aux États-Unis : le Super Bowl. Plus qu’une finale de football américain, il s’agit d’une véritable institution culturelle dont les chiffres donnent le tournis. Cette dernière édition l’a encore prouvé !
« Le Super Bowl, aux États‑Unis, c’est chaque année l’équivalent d’une Coupe du monde, c’est un événement qui va bien au‑delà du sport », a déclaré Frédéric Paquet, président de la Fédération française de football américain, au micro de Franceinfo, le lendemain de l’événement. Chaque année, entre les primes des joueurs, les revenus publicitaires et le prix des billets, le Super Bowl explose tous les records. L’édition 2026 ne fait pas exception.
Le public au rendez-vous
124,9 millions. C’est la moyenne d’audience de l’événement le soir du 8 février sur NBC, l’une des principales chaines de diffusion. Ce chiffre est grimpé jusqu’à 128,2 millions pendant le show – très politique qui a fortement déplu à Donald Trump – du chanteur portoricain Bad Bunny. Le pic a été atteint à la deuxième mi-temps avec 137,8 millions de spectateurs. Soit le meilleur score ponctuel de l’histoire de la télévision américaine, selon le New York Times. L’événement a été retransmis dans plus de 180 pays. Preuve que l’euphorie autour du Super Bowl dépasse largement les frontières américaines.
Sur place, ils étaient 70 823 passionnés à assister à la finale de football américain au Levi’s Stadium à Santa Clara (Californie). À noter : le stade a la capacité d’en accueillir 68 500. Parmi les chiffres qui donnent le vertige : le prix d’une place pour assister à la finale variait de 4 447 dollars (environ 4 091 euros) pour les billets les moins chers à 30 751 dollars (28 291 euros) pour la fourchette haute.
Un business qui dépasse le cadre sportif
NBC aurait engrangé plus de 700 millions de dollars de recettes publicitaires, avec moins de 60 spots vendus. Le tarif du créneau le plus prisé – d’une durée de trente secondes seulement – a atteint 10 millions de dollars, contre 4,5 millions en 2016. À cela s’ajoutent près de 600 millions de dollars de retombées économiques pour la ville hôte.
Sur le terrain aussi, l’événement se révèle hautement lucratif. Chaque joueur de l’équipe victorieuse empoche une prime de 150 000 dollars et reçoit la traditionnelle bague, estimée à 36 000 dollars. Quant au trophée Vince Lombardi, façonné par le joailler de luxe Tiffany & Co, sa valeur avoisinerait les 25 000 dollars.
L’événement reste également un pic de consommation aux États-Unis : 1,5 milliard de chicken wings (ailes de poulet, ndlr), 13 millions de pizzas et 52 millions de packs de bières sont engloutis chaque année. Pas étonnant, que l’an dernier 22 millions d’Américains se soient fait porter pâle le lendemain du match, victimes de ce que l’on appelle outre-Atlantique la « Super Bowl hangover ».







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