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Il y a quelque temps, je vous parlais du conseil. Celui-ci a d’ailleurs souvent pour effet de pousser l’autre à faire exactement l’inverse de ce que l’on préconise, fonctionnement paradoxal de l’être humain oblige.
Aujourd’hui, lorsque l’on me demande conseil, je réponds souvent que je vais simplement donner mon avis, un avis parmi tant d’autres possibles.
Refusant de me poser en donneur de leçons et guidé par la volonté de partager mon expérience, mes croyances et mes valeurs, j’essaie de me garder d’expressions telles que : « Il faut », « Tu devrais » ou toute autre forme d’injonction.
Par cette posture, je laisse à mon interlocuteur la pleine liberté de choisir.
Je veille également à ne pas entrer dans le jeu du « qui a tort, qui a raison ». Pour éviter la joute verbale, j’apporte simplement et sincèrement des éléments de réflexion.
Mon objectif est que l’autre se sente libre de questionner et de se questionner, le débat ayant pour seule finalité d’éclairer une problématique à travers un échange d’égal à égal.
Souvent, je glisse : « Voilà ce que je ferais, moi », en prenant toutes les précautions oratoires pour ne pas incarner celui qui sait.
En offrant votre vision sans imposer de conseil, vous installez l’autre dans une écoute active. Vous le respectez en évitant toute relation descendante. Vous quittez la posture du sachant pour adopter celle du partage.
C’est souvent dans ces échanges empreints de respect et de liberté que naissent les plus beaux moments, ceux qui laissent, à coup sûr, de précieux souvenirs.
































