L'entrepreneuriat face à l'adversité
Geoffrey Wetzel (Rédacteur en chef ÉcoRéseau Business), Jean-Baptiste Leprince (président Cercle ÉcoRéseau), Stéphanie Delestre, Sylvie Tellier et Jonathan Anguelov, au Cercle ÉcoRéseau. (Crédits : Léo Dubois, Génération Influence)

Temps de lecture estimé : 2 minutes

C’était la thématique de la table ronde organisée le 12 mai au pavillon Ledoyen, dans le cadre du Cercle ÉcoRéseau.

À l’occasion du deuxième rendez-vous du Cercle ÉcoRéseau, Stéphanie Delestre, Jonathan Anguelov et Sylvie Tellier ont livré leurs visions de l’entrepreneuriat autour d’un débat riche d’enseignements.

Être entrepreneur, c’est avant tout une mentalité, un état d’esprit, qui va au-delà d’un simple challenge de création d’entreprise. Il va pousser les entrepreneurs à voir plus loin, mobiliser leurs ressources pour soulever des montagnes. Au pavillon Ledoyen à Paris (et auprès du chef multi-étoilé Yannick Alléno), Stéphanie Delestre, Jonathan Anguelov et Sylvie Tellier étaient les trois invités d’honneur. Trois entrepreneurs aguerris qui partagent leurs épreuves, leurs échecs et surtout leurs conseils pour réussir. Stéphanie Delestre, ce n’est autre que Qapa, Volubile, l’auteure de La rage d’entreprendre et jury dans « Qui veut être mon associé ? » saison 4. À ses côtés, Jonathan Anguelov, fondateur de Aircall et d’Aguesseau Capital, auteur de Rien à perdre et élu entrepreneur de l’année 2024 par ÉcoRéseau Business. Et enfin, Sylvie Tellier, Miss France 2002, auteure de Couronne et préjugés, et fondatrice, entre autres, de Made In Excellence.

La chasse au pessimisme

Au cœur du débat, un point fait consensus, le background, le passé. « Je pense que ce qui nous lie tous, c’est notre parcours », explique Stéphanie Delestre. « C’est une chance de venir d’en bas, c’est galvanisant », ajoute-t-elle. Une enfance en banlieue pour cette entrepreneure, tout comme Jonathan Anguelov qui a vécu en famille d’accueil. Pour Sylvie Tellier, c’est dans un petit village qu’elle a grandi avec une maman solo, qui l’élève au courage. « Elle m’a transmis cette rage d’aller plus loin, elle a été un exemple pour moi ! », confie-t-elle.

Crédits : Léo Dubois, Génération Influence

Et puis il y a le regard, le jugement, les a priori qui constituent également une source de motivation. Pour Jonathan Anguelov, ce sont ceux des professeurs. « En école de commerce, j’étais le seul à vouloir créer mon entreprise et tout le monde se moquait. Même mon professeur, qui ironiquement me disait : « Tu veux être entrepreneur dans quel restaurant ? ». Des remarques, Sylvie Tellier aussi en a connues, et pour cause son couronnement à Miss France n’a pas aidé à forger son image d’entrepreneure. « Plus on me faisait des remarques sur mon parcours, plus ça me donnait de la force. Quand on a repris Miss France, les chiffres ont parlé d’eux-mêmes, ça a été concluant. L’avis des autres ? On s’en fiche ! Les critiques doivent vous servir de moteur », s’exclame-t-elle.

Au-delà des échecs

Quand on connaît l’échec, rien n’est plus compliqué que de penser que le meilleur reste à venir. Et pourtant, savoir surmonter les épreuves c’est l’essence même de l’entrepreneuriat. « Quand on a subi un échec on le cache, beaucoup ont honte alors que c’est important d’en parler, d’être transparent pour trouver des solutions collectivement. Pour moi c’est une leçon, on apprend et on se relève », explique le cofondateur d’Aircall, licorne française. Autrement dit, pouvoir transformer ses échecs en réussite, ne pas se laisser abattre et trouver du positif là où il y en a.

Plus facile à dire qu’à faire, il en convient. Mais persévérer et travailler encore et encore constituent la clé pour atteindre ses objectifs. En somme, savoir être résilient. « Tout est dur, le seul objectif c’est de se concentrer sur le travail », défend la cofondatrice de Volubile, Stéphanie Delestre. Autre impératif, celui de se délester de son égo. « Parfois, on observe dans certaines entreprises des guerres d’égo. J’ai simplement envie de leur dire : arrêtez, bossez et vendez. Un entrepreneur a un seul job : celui de vendre ! », conclut Jonathan Anguelov. L’ancienne Miss France le rejoint également sur ce point, en évoquant la première chose à savoir faire en tant qu’entrepreneur : vendre.

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