Le handisport en France
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Un an après les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris, quel regard porte-t-on sur le handisport ?

La Fédération française handisport s’apprête à accueillir la 6e édition du handisport open de Paris (HOP), en partenariat avec ÉcoRéseau Business, du 2 au 4 juin. Un événement international pour lequel 30 000 spectateurs et près de 400 athlètes, venus de 60 pays, sont attendus au Stade Charléty à Paris. Preuve que l’effet des Jeux ne s’est pas essoufflé.

Aujourd’hui la Fédération française handisport compte près de 30 000 licenciés, en loisir ou compétition, dans toutes les régions de France. À l’aube des Jeux Paralympiques d’hiver 2026 à Milan-Cortina, le handisport français se trouve à un carrefour. Celui d’une inclusion effective et durable, qui doit reposer sur des investissements ciblés, une formation adaptée et une sensibilisation accrue du grand public.

L’héritage des Jeux

En 2023, d’après une enquête menée par l’Ifop, près des trois quarts des Français (72 %) estimaient que le handicap n’était pas suffisamment représenté à la télévision. En 2024, les JOP ont-ils réussi leur promesse de modifier le regard de la société sur le handicap ? Pour Véronique Roux, chargée de développement ressources humaines chez Apicil et Maxime Thomas, pongiste handisport, la réponse est positive. D’après eux, les Jeux de Paris ont offert une visibilité sans précédent aux athlètes en situation de handicap et ont catalysé des avancées majeures en matière d’accessibilité. Le sentiment est partagé par Adrien Vlahovic, responsable événementiel à la Fédération française handisport : « les Jeux ont fait du bien ».

Dans les faits, depuis un an, la Fédération n’a pas observé une forte augmentation des demandes, mais cela s’explique par les spécificités structurelles et les contraintes d’accessibilité inhérentes à la pratique du handisport : « nous nous adressons à des populations qui ont plus de freins. Même si nous avons 1 600 clubs partout en France, ils ne proposent pas toutes les pratiques sportives selon le territoire. Un licencié peut avoir du mal à trouver le sport qui lui convient dans le club le plus proche ».

Là où Adrien Vlahovic est formel c’est sur la place plus importante accordé au sujet du handisport dans les médias. « Il y a un vrai relai depuis les Jeux. Les chaines de télévision, en particulier, s’y intéressent de plus en plus. »

« Les politiques publiques vont dans le bon sens »

En plus de la couverture médiatique, la Fédération souligne l’importance du soutien de l’État, de la Région Île-de-France et de la Ville de Paris. « Nous sommes accompagnés par la direction interministérielle aux grands événements sportifs. Les politiques publiques vont dans le bon sens ».

Si le regard sur le handicap évolue de manière positive, tout n’est pas acquis. « Il faut arrêter de voir les para athlètes comme des superhéros. Cela revient à gommer les efforts qu’il y a derrière. Ce n’est pas un super-pouvoir qu’ils ont obtenu en claquant des doigts. Ce sont des années de travail, comme pour tout athlète professionnel », souligne Adrien Vlahovic.

Cela passe également par la manière de concevoir l’espace public. « Lorsqu’un architecte dessine le plan d’une infrastructure, généralement il se demande après comment la rendre accessible. Il faut penser dans le sens inverse ». En 2024, le pôle d’activité multisports de Bobigny, Prisme, a été entièrement pensé et construit pour être accessible. L’inclusion n’est pas une option.

Pour accéder à la billetterie de la 6e édition du Handisport Open Paris, c’est ici.

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