Droit et IA
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Une formation à l’IA qui s’adresse aux 78 000 avocats et aux 6 000 élèves-avocats de France.

L’intelligence artificielle n’est plus une simple tendance. Elle s’installe, peu à peu, dans tous les secteurs. Y compris celui du droit. Pour aider les avocats à appréhender ce tournant, le Conseil National des Barreaux (CNB) et Lefebvre Dalloz Compétences lancent ensemble une formation inédite. L’objectif est clair : permettre à la profession de comprendre ce que l’IA change — ou va changer — dans son quotidien.

Former les avocats aux réalités d’un métier en pleine mutation

Cette formation s’adresse aux 78 000 avocats et aux 6 000 élèves-avocats de France. Elle est gratuite, entièrement en ligne, et accessible depuis le 16 avril pour les premiers. Les élèves, eux, y auront accès à partir du 30 avril, via leurs écoles. Elle permet de valider jusqu’à quatre heures de formation continue, répartie en deux grands axes.

Sur la plate-forme Skilia Avocats, les modules sont courts, pratiques, faciles d’accès. On peut les suivre sur smartphone, tablette ou ordinateur. Deux grands axes sont proposés : d’abord, une initiation aux bases de l’intelligence artificielle. Ensuite, un volet plus concret, sur l’usage des IA génératives dans la pratique du droit. Cette approche a été pensée pour s’adapter aux réalités du terrain, sans jargon inutile, sans complexité superflue.

Une IA maîtrisée, pas subie : une formation pensée par et pour la profession

Ce projet n’arrive pas de nulle part. Il fait suite à une grande consultation menée en 2024, au cours de laquelle beaucoup d’avocats ont exprimé leurs doutes : que faire si l’outil se trompe ? À qui revient la responsabilité ? Et surtout, comment préserver la relation de confiance avec le client, dans un monde où l’IA s’invite dans les échanges ?
Pour élaborer ce parcours, le CNB a fait appel à l’avocat Raphaël d’Assignies, spécialiste des questions liées à l’IA et à la cybersécurité. Ensemble, ils ont construit une formation qui ne se contente pas de transmettre des compétences techniques. Elle interroge aussi les usages, les limites, et les implications éthiques de ces nouveaux outils.

« Comprendre l’IA, c’est aujourd’hui une condition pour exercer avec rigueur et discernement », estime Julie Couturier, présidente du CNB. De son côté, Ketty de Falco, présidente de Lefebvre Dalloz, voit dans ce programme un moyen d’« accompagner la transition sans renier les principes de la profession ». Disponible jusqu’à fin 2027, cette formation pourrait bien marquer un tournant.

Non, l’IA ne va pas remplacer les avocats. Mais elle transformera leur façon de travailler. Et ceux qui auront pris le temps de s’y préparer auront, sans aucun doute, une longueur d’avance.

 

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