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Quand il n’y en a plus, il y en a encore. À peine les Jeux olympiques de Milan-Cortina achevés, place aux Jeux paralympiques. Du 6 au 15 mars, la délégation française – 17 athlètes, dont 4 guides – retrouvera les pistes et les glaces italiennes pour se mesurer à l’élite mondiale. Évidemment, quelques polémiques sont venues se glisser à quelques jours de l’événement !
Après les 23 médailles, dont 8 en or, ramenées à la maison par la délégation française, le ton est donné. Place désormais aux para-athlètes, qui s’apprêtent à porter l’espoir tricolore sur les pistes et les glaces. Soutenus autant par leurs équipes et les supporters que par leurs sponsors. Allianz continue, en effet, de s’engager pour l’inclusion dans le sport. L’assureur rappelle son partenariat avec le mouvement paralympique qui dure depuis vingt ans.
« Deux cents collaborateurs ainsi que des clientes et clients d’Allianz participeront au relais de la flamme paralympique et porteront la flamme jusqu’à la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques, le 6 mars 2026, afin de symboliser la cohésion », lit-on dans un communiqué de presse.
Mais quelques nuages à l’horizon…
Une compétition sportive sans critiques n’existe pas. On se souvient des polémiques à l’approche des Jeux de Paris ou des manifestations à Milan-Cortina. Cette fois, c’est la réintégration de la Russie et de la Biélorussie aux Jeux paralympiques qui fait débat. Le Comité paralympique et sportif français (CPSF) a annoncé que six athlètes russes et quatre Biélorusses participeront sous leur drapeau, alors qu’ils avaient concouru sous bannière neutre lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Dans le contexte de la crise géopolitique actuelle, cette décision suscite de nombreuses réactions.
L’Ukraine a annoncé son boycott de la cérémonie d’ouverture. Selon Matvii Bidnyi, ministre ukrainien des Sports : « la décision des organisateurs d’autoriser des tueurs et leurs complices à participer aux Jeux paralympiques sous leur drapeau national est à la fois décevante et scandaleuse. » La question de la politisation du sport reste un débat récurrent : dans le monde entier, les États utilisent le sport comme un outil de soft power. Le ministre ukrainien en a profité pour dénoncer ce qu’il qualifie de « propagande de guerre », alors que la guerre russo-ukrainienne se poursuit depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022. « Ce sont les drapeaux de régimes qui ont transformé le sport en un outil de guerre, de mensonges et de mépris », a-t-il rappelé
Plusieurs autres pays ont décidé de suivre l’Ukraine dans leur boycott de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques : République Tchèque, Finlande, Pologne, Estonie, Lettonie. Le Comité paralympique thèque s’est montré ferme sur sa décision : « Le sport n’est pas seulement une question de performances, mais aussi de valeurs, que l’agression russe en Ukraine nie totalement. » La France, elle, s’est positionnée à son tour : « À date, et ce sera la position ferme du CPSF, nous ne boycotterons pas la cérémonie d’ouverture », a expliqué Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF. « Quand bien même nous ne partageons pas cette décision, nous avons choisi de la respecter car elle a été prise par voie démocratique », a-t-elle précisé. Alors, la compétition débutera sans encombre pour les Français.
Plusieurs réels espoirs de médailles
Mais l’esprit du sport reste bien présent. La France aligne des athlètes dans quatre des six disciplines paralympiques au programme : para biathlon, para ski alpin, para ski de fond et para snowboard. La délégation s’annonce prometteuse : cette saison 2025-2026, ses membres ont déjà décroché 53 podiums en Coupes du monde. Mieux encore, 43 % des athlètes ont déjà remporté une médaille aux Jeux paralympiques. Quatre d’entre eux sont même champions en titre : Arthur Bauchet (para ski alpin), Benjamin Daviet (para ski de fond), Cécile Hernandez (para snowboard) et Maxime Montaggioni (para snowboard).
Et qui dit médailles, dit primes ! Pour l’occasion de ces Jeux d’hiver, les athlètes médaillés reçoivent les mêmes primes que les médailles des Jeux de Paris 2024. Un montant fixé et versé directement par les États – certains plus généreux que d’autres. 80 000 euros pour l’or, 40 000 euros pour l’argent et 20 000 euros pour le bronze pour les Français. « Ce dispositif s’applique à l’ensemble des athlètes olympiques, paralympiques ainsi qu’à leurs guides », peut-on lire sur le site du ministère des Sports.
« Nous mettons l’accent sur des profils sur lesquels on peut attendre de grandes performances, une poignée d’athlètes mais potentiellement médaillables », a déclaré Marie Bochet, octuple championne paralympique de para ski alpin et cheffe de mission de la délégation paralympique, à Franceinfo. Alors pour la France, l’objectif est clair : un top 5 au classement des médailles. En 2022 à Pékin, elle était 4e, avec sept médailles d’or, trois d’argent et deux de bronze pour 17 athlètes. Aujourd’hui, de nouveau, tous les espoirs sont permis…








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