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Au total, le bénéfice des Jeux a été multiplié par trois pour atteindre 76 millions d’euros contre 26,8 millions d’euros annoncés

Les JOP 2024 ont fait exploser les compteurs du sport. Médiatisation oblige, bon nombre d’entreprises se sont retrouvées sous le feu des projecteurs. Alors un an après, leur succès est-il toujours au rendez-vous ?

La flamme continue de briller dans la capitale. Un an après le début des Jeux de Paris 2024, la vasque a repris sa place dans le jardin des Tuileries. Rallumée le 21 juin et présente jusqu’au 14 septembre, elle représente pour beaucoup de Français et de Parisiens le souvenir d’un moment magique. Au-delà des prouesses sportives, les Jeux ont fait rayonner des disciplines parfois méconnues du grand public : VTT, tir à l’arc, kayak ou encore skateboard. Révélant ainsi des sportifs plus talentueux les uns que les autres. L’événement ultra-médiatisé a battu des records d’audience, selon l’Arcom près de 59,4 millions de Français ont été « en contact avec des images des JO à la télévision ». Au total, le bénéfice des Jeux a été multiplié par trois pour atteindre 76 millions d’euros contre 26,8 millions d’euros annoncés. Des recettes qui ravissent également les entreprises présentes tout au long de l’évènement.

Que deviennent les entreprises aujourd’hui ?

Ce rendez-vous olympique a mis en lumière de nombreuses entreprises innovantes, devenues des acteurs de l’industrie verte, de inclusion et du made in France. Parmi elles, Duralex, Guillet, le Slip français ou encore ArcelorMittal. Une dynamique encourageante et qui à l’aube des Jeux d’hiver Alpes 2030 a vocation à se prolonger. Pour ce faire, plusieurs entreprises se sont regroupées au sein de la Fédération des Indes (Industriels Engagés et Solidaires). L’objectif, développer leur activité et conquérir de nouveaux marchés.

C’est le cas de l’entreprise spécialisée dans le recyclage de matériaux destinés à la construction, le Pavé. Pour la compétition, elle a fourni 68 podiums fabriqués à partir de 40 tonnes de plastique recyclé, sans oublier les sièges pour la piscine olympique de Saint-Denis ou encore de l’Adidas Arena. Forte de son succès, elle continue encore aujourd’hui à gravir les échelons, avec de nouveaux clients dans le nautisme par exemple. La firme vient également de mettre au point une nouvelle innovation, le « minéral surface », fabriquée à base de porcelaine recyclée et de plastique pour remplacer le carrelage.

Autre entreprise en forme olympique, Twyd pour The Way You Drink, qui a installé des fontaines à eau pendant l’événement. Après, Twyd a collaboré avec des marques comme Ikea ou encore Accor, leurs fontaines sont présentes dans des endroits clés de la capitale comme aux Halles, aux 4 Temps ou au Cnit à la Défense. Tout comme Mathis, spécialiste de la construction à partir de bois, qui connaît une belle dynamique avec une ouverture à l’export, en Suisse, en Grande-Bretagne ou encore au Maghreb.

Certains n’ont pas réussi à suivre la dynamique

GL Events, spécialiste de l’événementiel, a gagné 360 millions d’euros grâce aux Jeux olympiques et paralympiques. L’entreprise a notamment fourni des tribunes, électrifié des sites ou encore aménagé des lieux comme le château de Versailles. Au premier trimestre 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 430 millions d’euros, en croissance de 11,3 % par rapport au premier trimestre de 2024. GL Events vient également de remporter le contrat de concession de l’exploitation du Stade de France pour une durée de trente ans.

D’autres n’ont pas réussi à éviter le piège de l’après JOP. C’est le cas du Coq sportif placé en redressement judiciaire. Le fournisseur officiel de la délégation française pendant la compétition s’est endetté envers des acteurs publics pour un montant compris entre 60 et 70 millions d’euros. Même constat pour Doudou & Cie à l’origine de la mascotte, qui se trouve « dans un contexte économique compliqué » avec une baisse des ventes cette année. Néanmoins, la firme espère respirer avec la fabrication des mascottes pour les Jeux d’hiver de Milan en 2026.

Le bateau qui avait accompagné la flamme olympique à la fin de la cérémonie d’ouverture prend l’eau. FinX, spécialiste des moteurs électriques vient de baisser le rideau, selon nos confrères des Échos. Créée en 2019, l’entreprise avait pourtant connu un bon démarrage. Lauréate de la French Tech 2030 (promotion 2023), elle avait levé 6 millions d’euros pour industrialiser son « moteur à nageoires », en mai l’Armée de Terre était même intéressée par leur projet. Mais l’entreprise n’a malheureusement pas pu entretenir la flamme.

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