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L’esprit d’entreprendre fait partie des piliers de « Résonances », le plan stratégique de l’emlyon Business School pour la période 2024-2028.
En 2024, plus de 1,1 million d’entreprises ont été créées, soit 59 700 de plus qu’en 2023, à en croire les chiffres de l’Insee. Les Français ont cette soif d’entreprendre… Mais sont-ils suffisamment préparés pour réussir dans cette voie ? Dans l’est du pays, l’une des meilleures écoles de commerce françaises insuffle cet état d’esprit : l’emlyon.
« La France est un paradis pour entrepreneurs », nous confiait en 2023 Nicolas Dufourcq, le CEO de Bpifrance. Difficile de lui donner tort au regard des chiffres autour de la création d’entreprise dans le pays, avec plus d’un million d’entreprises créées pendant quatre années consécutives entre 2020 et 2024. Et même 1,1 million l’an dernier ! La longue parenthèse Sars-CoV2 (et son lot de confinements) est évidemment passée par là. Entreprendre est une belle aventure, oui. Mais qui ne s’improvise pas ! Un état d’esprit inné pour certains, ou qui relève d’un apprentissage pour d’autres. « Nos étudiants sont formés pour réussir dans leur projet de création d’entreprise, mais nos équipes pédagogiques insufflent aussi un état d’esprit entrepreneurial aux jeunes générations qui travailleront dans des structures multiples : start-up, ETI, CAC40, banques d’investissement, etc. », explique Isabelle Huault, présidente du directoire et directrice générale de l’emlyon.
Un ADN entrepreneurial
Dans son plan stratégique présenté début 2025, « Résonances », l’école de commerce a réaffirmé sa volonté d’instiller au sein de ses murs « l’esprit maker ». En outre l’esprit d’entreprendre fait partie des cinq piliers stratégiques à horizon 2028, aux côtés de l’excellence académique, de l’engagement, des savoirs hybrides et de la résonance avec la société. Un programme « parcours talents » propose un apprentissage qui s’adapte aux contraintes de celles et ceux qui s’impliquent dans une activité entrepreneuriale en parallèle de leurs études.

« À l’emlyon, apprendre en expérimentant a un sens. Cela signifie qu’il est possible de tester ses idées et concepts, par exemple au sein du makers’lab, accessible à tout l’écosystème de l’école : diplômés, étudiants, personnel, professeurs, chercheurs, incubés et entreprises partenaires », se réjouit Isabelle Huault. Concrètement il rassemble des machines, logiciels, composants électroniques et matériaux destinés à fabriquer et prototyper une idée ou un projet, dans un cadre entrepreneurial ou non.
Former des entrepreneurs à impact(s)
Autre initiative qui témoigne de ce désir d’accompagner les futurs entrepreneurs : l’emlyon venture labs, un incubateur au sein même de l’école créé dès 1984 ! Des programmes intensifs, de plus ou moins longue durée, ainsi qu’une mise en contact avec des experts, inculquent aux jeunes générations une méthode pour réussir au mieux dans leurs premiers pas d’entrepreneurs. Les résultat depuis 40 ans ? Pas moins de 1 800 entreprises nées, et 15 000 emplois nets créés.
D’après une étude d’Ipsos pour CESI, pour 74 % des 18-28 ans, les valeurs de l’entreprise sont déterminantes. Ils recherchent des organisations dont la mission et les engagements sont alignés avec leurs propres convictions. En effet 70 % souhaitent que leur travail ait un impact positif sur la société, ce qui les pousse à choisir des employeurs engagés socialement et écologiquement. Rejoindre une entreprise à impact(s), ou créer sa propre société pour changer les choses ? « Nous constatons chez nos étudiants une appétence particulière pour toutes les questions qui touchent au social et à l’environnement […] C’est une des raisons pour lesquelles nous avons créé l’Institute for Impactful Innovation & Entrepreneurship », précise Isabelle Huault, avec notamment un centre de recherche qui réunit des chercheurs de toutes les disciplines.


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