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Pilates, yoga… la mode est aux pratiques sportives douces. En pleine expansion depuis la crise sanitaire, les start-up dans ce secteur se multiplient. Zoom sur ces sports qui séduisent de plus en plus.
Ultra-tendance ces dernières années, le Pilates et le yoga séduisent. Des pratiques douces en plein essor. Selon les dernières études, le yoga a rassemblé plus de 10,7 millions de Français entre 2019 et 2021, soit 20,5 % de la population. Le marché français du yoga génère un chiffre d’affaires annuel estimé à 420 millions d’euros, avec une croissance annuelle de l’ordre de 10 %, selon les chiffres révélés par Forbes.
Un sport majoritairement pratiqué par des femmes. En France, elles étaient 21 % (pour une pratique occasionnelle de yoga ou de Pilates) contre 5 % pour les hommes, selon une étude de Statista. Toujours selon la même étude, la Corée du Sud se place en tête où la part de femmes pratiquant ce genre d’activités est de 41 %, contre 7 % des hommes. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Espagne oscillent autour de 30 % chez les femmes et 6 % chez les hommes.
Le yoga trouve son origine en Inde et signifie le fait de relier, mettre ensemble notamment le cœur, le corps et l’esprit. Une union entre le soi universel et le soi individuel. Un concept qui, on vous l’accorde, peut paraître abstrait. En d’autres termes, cette discipline a été pensée afin de permettre aux humains d’atteindre le bonheur et l’harmonie dans leur corps et leur âme. Il est difficile de dater réellement l’apparition du yoga, il a été mentionné dans différents textes religieux et œuvres littéraires spirituelles indiennes.
Un marché en pleine expansion
Aujourd’hui, la tendance a pris le dessus sur la culture indienne ancestrale. Le business autour de ces pratiques douces ne cesse de s’accroître. Tout commence au XIXe où la pratique du yoga rencontre les modèles occidentaux et va se transformer auprès de la culture physique, le fitness et plus tard la culture start-up. Le yoga ainsi que les autres disciplines deviennent des alliés de taille contre le stress, l’anxiété et le mal-être. Mais s’inscrit également dans un effet de mode sur les réseaux sociaux où les femmes affichent fièrement leurs poses sur Instagram.
Une dynamique que les entreprises ont assez vite captée. Le nombre de jeunes pousses spécialisées dans ce secteur a explosé. Et notamment dans les grandes villes où la pression constante épuise les citadins. « Le pic a vraiment été pendant la crise sanitaire où on a observé un réel engouement. Les ventes de tapis ont littéralement explosé », explique François Dulmet, dirigeant de Yoze, une start-up spécialisée dans les cours de yoga.
Il poursuit en indiquant qu’il y a vingt ans ces pratiques représentaient un marché de niche alors que depuis quelques années les publicités ont poussé tous les consommateurs (ou presque) à s’y intéresser. Dans les grandes villes, la concurrence fait rage. Les prix varient en fonction des modèles choisis, classique ou haut de gamme, il faut compter en moyenne 20 à 25 euros pour une séance. Il est devenu difficile de pratiquer du yoga pas cher. C’est pour cela que des alternatives comme Yoze existent, avec des séances improvisées dans des lieux inoccupés (salles de classe, bureaux, hôtels, etc.) et ce à bas prix.
Et en entreprise ?
Les ateliers de yoga se sont largement démocratisés en entreprise. Un moyen de favoriser le bien-être des salariés tout en améliorant la performance collective. Une pratique simple et accessible à tous qui ne demande pas beaucoup de place. Contrairement à d’autres sports impraticables dans des bureaux.
En entreprise d’autres disciplines s’ajoutent : « On organise en partenariat avec Yomood, des séances de yoga du rire, de sophrologie voire de méditation », confie le fondateur de Yoze.
Alors simple effet de mode ou réelle prise de conscience ? En effet, les entreprises sont de plus en plus sensibles aux impératifs liés à la qualité de vie au travail.
Ces moments sont alors l’occasion d’échanger entre salariés tout en leur permettant de souffler après le travail. Des séances en décalé pendant la pause du midi ou en fin de journée. Ce qui a un impact direct sur la satisfaction des collaborateurs et qui permet par ailleurs de prévenir les burn out, dépressions ou le turn over. Un atout aussi pour la marque employeur ? Évidemment si ces pratiques s’ajoutent à une culture d’entreprise globale saine.
Plus qu’un sport, un business ?
Le nombre d’entreprises créées dans ce secteur a explosé depuis quelques années. Avec une multitude de modèles possibles : cours en présentiel, en ligne et application dédiées. À chaque entreprise sa méthode avec des services proposés en plus comme le yoga prénatal, le yoga thérapeutique, le yoga en plein air mais aussi des espaces de santé, bien-être, spa, etc.
Pour diversifier davantage leurs offres certains n’hésitent pas à créer leur propre marque, tapis et autres accessoires. Le tout exposé sur les réseaux sociaux où la communauté de « yogis » peut suivre les actualités. Mais aussi échanger et partager ensemble. Bien plus que du sport, le yoga se transforme en une activité sociale.
Au-delà des réseaux sociaux, le streaming s’est invité dans la pratique. Il est désormais possible de suivre des cours en streaming. Un marché encore peu exploité. Tout comme les hommes ou les seniors, des cibles à attirer. « On essaye à notre échelle de faire changer les mentalités sur le yoga, surtout chez les hommes. Mais on constate que certains le pratiquent en complément d’un autre sport », affirme François Dulmet.
Mais au-delà du business, les pratiques douces se révèlent être un solide allié pour la santé mentale. D’après plusieurs travaux, le yoga diminuerait le stress, l’anxiété, les troubles anxiodépressifs et améliorerait les performances cognitives.
Alors pour ceux qui ne sont pas encore convaincus, il ne reste plus qu’un seul mot à ajouter : Namasté !
CLARA SEILER







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