Électron libre
En 2024 Audrey Lecoq (Pharmazon) remportait le trophée Électron libre.

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L’édition 2025 des trophées Optimistes d’ÉcoRéseau Business se déroulera le jeudi 20 mars au siège de la CCI Paris Île-de-France. 

On ne les attendait pas forcément là où ils sont… Et pourtant ! Ces entrepreneurs, au sens large, ont su déjouer les codes pour se frayer un chemin vers la réussite. Certains sont autodidactes, d’autres ont su faire mentir la dure loi de la reproduction sociale, sans compter ceux qui ont travaillé dans un secteur « improbable ». Bref, ce Trophée Électron libre récompense des personnages avant tout, des gens qui bougent les lignes par leur imagination ou leur volonté.

Anthony Babkine

Anthony Babkine

Anthony Babkine se décrit comme un entrepreneur social. Sa vocation vise à faire du numérique l’ascenseur social du XXIesiècle. Alors il cofonde l’association Diversidays en 2017. « Diversidays, c’est l’égalité des chances. Nous avons pris conscience de toutes les discriminations que subissent les personnes issues de quartiers, de zones rurales ou en fonction de leur âge, sexe, religion, orientation sexuelle. Dans les métiers du numérique, ces exclusions sont exacerbées. Diversidays se bat pour les effacer », résume-t-il. Ce goût d’aider les autres, Anthony le doit à une enfance dans le quartier Jean Rostand à Evry-Courcouronnes (91). Là-bas, tout se partage et il n’y a pas de place pour l’exclusion. Fait marquant : il sort premier du classement des trente-cinq jeunes leaders positifs de Positive Planet en 2022. Parce que son combat ne s’arrête jamais, il est l’un des artisans du premier festival dédié à l’égalité des chances – baptisé Uniques –, qui se déroulera en mai prochain. Un lieu où chacun, chacune, quel que soit son parcours, se sent légitime, écouté et inspiré et peut accéder à des solutions adaptées à son profil.

Maï-Linh Camus

Maï-Linh Camus

Fille d’un militaire de terrain et d’une secrétaire vietnamienne, arrivée en France dans les années 70, Maï-Linh Camus le sait : elle devra batailler pour réussir. D’abord juriste, elle décide à 24 ans de s’engager dans l’armée pour répondre à son désir profond d’être utile et de servir son pays. Sa formation de soldat devait la propulser dans les bureaux du ministère des Armées. C’était sans compter sur ses capacités et son mental hors du commun, repérés par ses supérieurs, qui lui demandent d’intégrer les renseignements. Maï-Linh devient agent secret et commande des hommes qui ont fait l’Afghanistan ou l’ex-Yougoslavie. Au bout de cinq ans, le renseignement lui demande de troquer le terrain pour les bureaux : « commander des hommes depuis une tour d’ivoire ne m’a jamais intéressée ! » Place alors à l’entrepreneuriat : avec Prisme Intelligence, qu’elle fonde en 2022, la business woman dédie sa nouvelle vie au renseignement d’affaires pour le compte de dirigeants et d’avocats. Concrètement, Maï-Linh Camus livre à ses clients toutes les informations stratégiques dont ils ont besoin pour évoluer au mieux dans leurs affaires et prendre les bonnes décisions.

Julien Cohen
Crédits: Julien Cohen

Julien Cohen

Immanquable avec ses fameuses lunettes bleues, remarquées dans l’émission « Affaire conclue », Julien Cohen est une vraie pile électrique. Propriétaire du mythique Hôtel de la Poste (4 étoiles) qu’il sauva de la fermeture, Julien Cohen décline son talent avec une jolie palette de maisons des brocanteurs qu’il crée un peu partout en France. Il dispose aussi de la plus grande boutique des Puces de Saint-Ouen-sur-Seine et continue d’administrer avec son épouse Karine nombre de sociétés, dont la plus connue, Coursiers.com. L’objectif de notre électron libre est clair : « Brocanteur, c’est un métier de solitaires. Sauf qu’aujourd’hui, si vous êtes seuls, vous êtes mort ! Parce que personne n’ira voir le petit brocanteur au fin fond de la ruelle ou dans un hameau isolé, qui ouvre quand il peut, esclave de sa boutique ! » En rassemblant les brocanteurs en un même lieu, le public vient plus facilement. Un vrai motif d’espérance pour des provinces souvent habituées aux rideaux baissés. Récemment il participe même à une émission de télé-réalité, « The Island », sorte de Koh-Lanta. « J’avais envie de me faire peur », déclare-t-il. Peu importe ce que l’on pensera de lui !

Pour découvrir les nominés de la catégorie « Rebond », c’est ici.

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