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«Près de 70 000 entreprises sont tombées en défaillance en 2025, dont plus de 19 000 sur le quatrième trimestre», établit le bilan 2025 réalisé par Altares. Et les risques sont toujours plus nombreux pour les PME, ce qui peut effrayer les entrepreneurs qui hésitent encore à se lancer.

Monter son entreprise ne se fait pas en un claquement de doigts. Et pour y parvenir, il existe tout un tas de choses à savoir, qui permettent de mettre toutes les chances de son côté. Si le nombre de défaillances est intimidant, il est bon de notifier le positif : l’Insee a constaté 1 070 037 créations d’entreprises au cours des 11 premiers mois de 2025. De plus en plus d’entrepreneurs osent se lancer, malgré les risques et les a priori. Pour l’envisager, il existe d’abord toute une série de détails à valider pour ses premiers pas. Dans l’ordre, trouvez l’idée, faites une étude de marché, puis un business plan. D’après la CCI Nice Côte d’Azur, ce dernier doit reposer sur trois piliers : «Une vision stratégique, traduite dans un modèle économique cohérent ; des prévisions financières réalistes, construites à partir d’hypothèses vérifiables ; un plan d’action commercial précis, avec des canaux de distribution, un plan marketing et des objectifs mesurables. » Ensuite, place au choix de son statut juridique (SARL, SAS, SA, SASU, micro-entrepreneuriat, etc.), et réaliser les démarches administratives idoines… Bienvenue en France !

La France comme terrain de jeu 

Chaque région a sa spécificité, et ses aides – de financement ou d’accompagnement. Le Paris Initiative Entreprise (PIE) met en place des prêts et garanties pour faciliter l’accès à un cofinancement bancaire, à destination des entreprises qui veulent s’installer dans la capitale. Est également proposé un accompagnement individuel, par une équipe de consultants, et pendant les premières années ou pendant d’éventuelles crises. Dans les Hauts-de-France, aussi, on cherche à donner une chance aux futurs entrepreneurs. Le dispositif France 2030 régionalisé se décline en plusieurs axes. Les projets d’innovation, dont les appels à projets sont ouverts jusqu’au 30 septembre 2026, et proposent un financement de 75 000 à 500 000 euros. Les projets d’amélioration et transformation des filières, jusqu’au 30 juin 2026, à l’attention des entreprises et acteurs de la recherche du territoire régional. Les projets collaboratifs i-Démo régionalisé, avec un dernier relevé le 1er juin 2026, et un financement sous forme de subvention. Enfin, en Normandie, c’est un Fonds Régional d’Innovation qui propose une aide financière à destination de projets d’innovation. Il représente jusqu’à 65% des dépenses éligibles à travers des subventions, des prêts et des avances récupérables. Plus globalement, tournez-vous vers des dispositifs d’aide à la création comme l’Acre (l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise qui permet, sous conditions, une exonération de 50% des cotisations sociales pendant les premiers mois d’activité), ou l’Arce (l’aide à la reprise et à la création d’entreprise, qui permet de recevoir 60% de ses allocations chômage sous la forme d’un capital de départ versé en deux fois, à six mois d’intervalle), là encore sous conditions. Les CCI et Bpifrance vous orientent également vers les dispositifs dont vous pouvez bénéficier en vous lançant. Surtout, ne négligez pas les réseaux d’accompagnement pour profiter d’un soutien crucial, parmi eux : Réseau Entreprendre, France Active, Initiative France, BGE, Rezoo (pour la dimension mentorat), etc. Vous avez les cartes en mains !

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