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Qui ? Mussofi
Quoi ? Une gamme de cosmétiques pour le visage et le corps, anti-tâches et unifiante
66,7 % des femmes ont déclaré avoir un trouble de l’hyperpigmentation, dans une étude de 2025 sur plus de 50 000 personnes interrogées. Ce trouble, qui provoque des tâches, n’est pas à prendre à la légère. Il a un impact concret sur la vie quotidienne : les personnes touchées se sentent stigmatisées et sont plus mal dans leur peau. Une problématique qui a personnellement touché Nadia Ongbiboue. Alors elle a décidé de monter son entreprise avec Adrien Augé… à chaque problème sa solution ! C’est là qu’intervient Mussofi – un nom qui vient du Bambara, et qui signifie « femme noire ».
Copains de fac avant de devenir collègues, les deux cofondateurs développent leur activité à Bordeaux, avec deux exigences : aider les femmes et privilégier le made in France. Mussofi se développe doucement, mais sûrement… Dépôt de brevet en 2023, produits industrialisés en 2024 et commercialisation en 2025.
Un malaise sociétal
Un rapport publié en 2024 indique que le marché du traitement des troubles de la pigmentation était évalué à 7,1 milliards de dollars en 2023 et devrait atteindre 11,6 milliards de dollars d’ici à 2032. C’est une augmentation de 5,8 % qui s’explique par une prise de conscience de ces troubles par la population. Mais ce ne sont pas ces chiffres qui ont motivé les entrepreneurs, mais plutôt l’histoire plus personnelle de Nadia Ongbiboue. « La peau noire est très fragile. Elle va faire de l’acné s’il y a un peu d’eczéma ou des démangeaisons, ce qui va entraîner une réaction de la mélanine et faire une tâche d’hyperpigmentation. Et ça, Nadia a toujours cherché à l’enlever sur sa peau. Et progressivement, et un peu malgré elle, elle a basculé dans la dépigmentation, donc des produits qui vont venir éclaircir la peau », explique Adrien Augé.
« Le choc survient lorsque son fils (de Nadia, ndlr) lui confie vouloir une peau blanche, influencé par ses propres choix. Bouleversée, elle décide de devenir un modèle positif et de célébrer la diversité », précise l’entreprise sur son site Internet. Un déclic, les deux entrepreneurs concrétisent leurs idées ! Pour aider les femmes qui souffrent de cette hyperpigmentation, l’entreprise propose une gamme de cosmétiques anti-tâches et unifiante, utilisable à partir de 3 ans. « La spécificité de nos produits, c’est qu’on a beaucoup misé sur la naturalité des produits. Ailleurs sur le marché, les produits n’étaient le plus souvent pas naturels, voire nocifs pour la santé. »
Une expansion nationale
Une fois l’idée en poche, il a fallu tout mettre en œuvre pour créer des produits naturels et efficaces. « On a fait une dizaine d’allers-retours avec notre laboratoire de formulation, parce que ça n’allait pas au début. Ça ne marchait pas, c’était très long, ce n’était pas ce qu’on voulait », explique Adrien Augé. Les laboratoires : Cosmoya en Gironde et Cosmefab dans les Pyrénées-Atlantiques, ont été centraux dans le développement des produits.
Aujourd’hui, les souvenirs de la conception sont loin derrière. Les entrepreneurs cherchent encore à se développer, aussi bien en termes de visibilité que de rentabilité. « On commence à se répandre en France avec une présence à Bordeaux dans les plus grandes pharmacies de la ville, un point de vente à Orléans et des concepts stores à Paris », précise-t-il. À cela s’ajoutent des ventes en ligne, et plus récemment en Guadeloupe. Prochaine étape : la Réunion, la Martinique et la Guyane. « Nous visons 100 points de vente d’ici à la fin de l’année », ambitionne Adrien Augé. Et c’est tout le mal qu’on lui souhaite.









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