Bouygues rachète la petite boîte. Elle s’y sent prête à aller loin au nom de l’innovation et des idées nouvelles qu’elle porte, mais l’arrivée d’Internet lui vaut la tentation du « pourquoi pas moi ».
Le jeune juriste, Sciences Po/HEC François Raynaud de Fitte, 29 ans aujourd’hui, passe son temps chez le capital-risqueur de renom Marc Simoncini, Jaïna Capital, à chercher les start-up prometteuses dans lesquelles son boss va investir.
À la fin des années 2000, Coulet comprend qu’une bascule est à l’œuvre entre la communication et la conversation. « Internet explosait, les blogs et autres plates-formes se développaient à la vitesse grand V."
Comment l’entrepreneuse est-elle tombée dans le bain de l’environnement mobile ? « Formation à Supelec et parcours d’ingénieur, puis j’ai rejoint le groupe Orange entre 1998 et 2007 pour des missions de consulting."
Passer un concours d’une école de commerce ? Très éprouvant ! Pour aider les jeunes à franchir le pas, Olivier Sarfati crée début 2012 MyPrépa, cours en présentiel. Rapidement, tout évolue vers une plate-forme en ligne. Puis dépasse l’univers étudiant. Leçon de succès.
La technologie, héritée d’une société suisse en dépôt de bilan, puis transformée avec l'aide du PARC (Palo Alto Research Center), donne naissance à Be-Bound (littéralement « Soyez connecté ») : un smartphone, un objet se connectera à Internet partout dans le monde de n’importe quel point du globe, à commencer par les régions mal couvertes par les réseaux.
Sa marque d'optique est devenue une légende. Tout sourit aujourd’hui à Caroline Abram qui s’était crue condamnée à vendre des montures industrielles enfermée dans une boutique. Puis long tunnel où elle enfile des perles au Sénégal. Dix ans d’artisanat besogneux en appartement avant qu’Opra Winfrey ne chausse l’une de ses montures. Sa success story de rebond est une suite d’enchaînements gagnés. Admiration.
Brieuc + Vourch. Avec sa blondeur et ses yeux clairs, difficile de ne pas revendiquer sa « bretanité ». Mais le Breton est vibration du monde. Il est américain, chinois, japonais, universel, là où son archet l’appelle, violon sans frontières. Électron libre. Pour sa virtuosité alliée à sa modestie, il est nommé à nos Trophées Optimistes. Voilà pourquoi.
Comme une langue maternelle. Le langage des signes, Thibaut Duchemin l’a appris auprès de sa famille, qui le parlait au quotidien. Interprète pour ses parents et sa sœur dès son plus jeune âge, il en a fait sa force. Mais également son combat : avec l’application Ava, il offre un interprète « de poche » aux personnes sourdes et malentendantes.
Sur la scène du Grand Rex, le 20 septembre, les re.start awards* à grand spectacle ont magnifiquement « dramaturgé » ce qu’ÉcoRéseau Business a « inventé » dès 2013 : la culture du rebond. L’idée très anglo-américaine qu’un échec n’est ni honteux ni rédhibitoire, simplement la chance pour un(e) entrepreneur(e) invétéré(e) de « rebondir » plus haut. Parmi 20 autres nommés, ce fut le cas de Sophie Lebas-Vautier, créatrice de Good Fabric et de Marie & Marie : des entreprises plutôt coton.