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Oui il y a les écoles de commerce. Oui il y a les licences classiques au sein des universités. Au milieu : les IAE, qui proposent des formations parfaitement adaptées au monde de l’entreprise.

Du haut de ses trente ans, Agathe, rochelaise d’origine, a déjà une belle carrière derrière elle et de belles perspectives devant. Auditrice financière pour deux big four en région, nom donné aux cabinets d’audit ayant un rayonnement mondial, elle s’apprête à signer le troisième CDI de sa carrière avec un salaire attrayant et des conditions de travail optimales pour elle. Son parcours dans le monde de la finance elle le doit au passage par les bancs de l’IAE de Poitiers, assure-t-elle, où elle a suivi un parcours en comptabilité et audit ; « c’était pour moi une école de la rigueur, avec à la fois un haut niveau de connaissances théoriques et des mises en pratique à travers des projets pratiques et surtout des stages qui m’ont permis d’appréhender et de découvrir ce qui me plaisait dans le monde du travail. »

Des formations de plus en plus recherchées

IAE, trois lettres qui signifient à l’origine, instituts d’administration des entreprises et qui sont devenues, au fil du temps, les écoles universitaires de management : véritables écoles de management et de commerce adossées à des pôles universitaires. « Au sein des IAE nous proposons les atouts des grandes écoles tout en cultivant les valeurs de l’université », résume ainsi François Pantin, le directeur de l’IAE Angers. Fondé en 2020, cet IAE a vite pris le pli et développé un certain nombre de partenariats économiques. Car c’est là l’atout principal des IAE : une marque reconnue dans le monde professionnel et qui ouvre de plus en plus de portes si ce n’est toutes. « Depuis une dizaine d’années nos chiffres d’insertion professionnelle sont aussi bons que ceux des écoles de commerce et de management, analyse Éric Lamarque, président d’IAE France. Il y a encore quelques années, les diplômés d’IAE étaient plus bas dans les grilles de salaire, désormais ils jouent dans la cour des grands. »

LE LABEL IAE RASSURE, LES ENTREPRISES
PRIVILÉGIENT, EN EFFET, LES PROFILS DOTÉS DE SENS PRATIQUE ET D’EXPERTISE – IAE FRANCE

Il faut dire qu’en vingt ans, le nombre d’étudiants dans les écoles privées a plus que doublé, avec l’apparition d’une offre florissante dans l’enseignement supérieur non reconnu. « Il y a de plus en plus d’écoles, de formations, de marques, de mastères et autres bachelors, analyse un observateur critique de l’enseignement supérieur. Certains jeunes sortent avec des diplômes qui n’ont aucune valeur, les entreprises ont besoin de se fier à des notions qu’elles connaissent. » Une carte à jouer pour celles et ceux qui passent par les bancs d’un IAE, dont la création remonte au milieu des années 1950.

« À l’origine, les IAE avaient un diplôme phare, le master administration des entreprises, explique Élisabeth Walliser, directrice de l’IAE Nice Université Côte d’Azur, ils étaient ouverts à des titulaires d’une autre formation qui souhaitaient apporter une coloration managériale à leur parcours. Depuis, et même si ces double profils sont toujours les bienvenus, ils se sont spécialisés dans des disciplines de sciences de gestion. » Dans cet IAE, on retrouve ainsi des formations en comptabilité, contrôle de gestion, audit mais aussi en marketing ou encore en communication. Dans une offre florissante d’écoles parfois non reconnues, les IAE reposent sur des valeurs sûres qui les rendent compétitifs par rapport aux autres écoles. La marque, a-t-on déjà dit, avec plus d’une trentaine d’IAE sur tout le territoire fédérés autour d’IAE France qui défend bec et ongles les intérêts des écoles.

Autre élément différenciant : le modèle et la qualité pédagogique des IAE. Depuis plusieurs années, nombre d’écoles de commerce et de management ont fleuri dans l’écosystème de l’enseignement supérieur français, avec toujours un même modèle des « intervenants professionnels » sélectionnés parfois sans rigueur pour combler des heures de cours. Dans les IAE, on profite d’un appui sur des labos de recherche et de la présence, en nombre, d’enseignants-chercheurs. « L’IAE Nice Université Côte d’Azur est adossé au laboratoire groupe de recherche en management, détaille sa directrice, nous avons une trentaine d’enseignants-chercheurs et des professionnels, pointures de leur domaine. » L’avantage d’un tel dispositif ? Celui de garantir une excellence des contenus pédagogiques, mais également leur adaptation aux contraintes et aux évolutions du monde des entreprises ; « des enseignants- chercheurs dans les sciences de gestion sont au quotidien en prise avec le monde professionnel, leurs enquêtes, recherches, articles et autres analyses irriguent leurs enseignements. Ils ne s’enferment pas dans un programme qu’ils radoteraient d’années en années. »

LES DIPLÔMÉS DES IAE ONT DES CONNAISSANCES CONCRÈTES DU MONDE DU TRAVAIL

Une bonne insertion professionnelle

Ainsi, outre une sol ide reconnaissance du monde professionnel, les diplômés des IAE ont des connaissances concrètes du monde du travail. Un esprit bien fait, comme le souligne Éric Lamarque d’IAE France : « le fondateur de l’IAE Paris- Sorbonne Business School, c’est Gaston Berger qui n’a jamais caché s’être fortement inspiré du modèle d’Harvard dont les qualités pédagogiques ne sont plus à démontrer. »

Autre atout, et non des moindres : l’internationalisation des parcours. « Aujourd’hui il est indispensable pour des étudiants de se frotter à d’autres cultures, d’autres écoles », explique Élisabeth Walliser. Échanges académiques, stages internationaux et autres double-diplômes sont monnaie courante dans les IAE. Et là aussi, loin de certains modèles éculés de formations qui ont éclos comme des champignons ces dernières années. « Nous existons depuis les années 1960 à Nice, nous attirons de nombreux profils internationaux que les atouts de nos territoires intéressent et nous avons noué de nombreux partenariats fidèles avec des universités et des écoles partout dans le monde. Beaucoup de membres de
notre équipe pédagogique sont trilingues ; ça aide ! » Et tout ça sans compter sur plusieurs campus délocalisés dans plusieurs pays, dont la Côte d’Ivoire par exemple, qui assurent là-aussi une internationalisation des parcours.

Reste une dernière question, celle de l’insertion professionnelle. Et dans ce domaine, les IAE n’ont pas à rougir. Trente-six mois après sa création, l’IAE d’Angers revendique un taux d’insertion professionnelle de l’ordre de 96,6 %, « les entreprises nous attendaient, les étudiants nous attendaient, maintenant nous sommes là », résume-t-on avec un brin de fierté dans les locaux de l’établissement. « Le label IAE rassure, les entreprises privilégient, en effet, les profils dotés de sens pratique et d’expertise, explique-t-on chez IAE France. La qualité des formations proposées par les IAE permettent ainsi de former des étudiants opérationnels et des professionnels adaptés aux besoins des marchés d’emploi. » Les enquêtes emploi menées par les différents instituts vont dans ce sens, à l’image de l’IAE Nice Université Côte d’Azur où l’on se targue de salaires d’embauche autour de 3 000 à 3 500 euros par mois. « Ce dont les entreprises ont besoin en ce moment ? des étudiants qui ont de bonnes capacités d’adaptation, poursuit la directrice de l’établissement. C’est la promesse que nous faisons aux jeunes qui rejoignent les bancs de notre école ; les former à la rigueur et à l’adaptabilité. »

Dans un monde en perpétuelle évolution, les IAE se positionnent comme des piliers de l’éducation supérieure, offrant bien plus que des connaissances théoriques. Ils forgent des professionnels responsables, prêts à affronter les défis du monde du travail grâce à leur expertise pratique, à leur sens de l’adaptabilité et à leur ouverture sur l’international. L’insertion professionnelle élevée, les partenariats internationaux et l’accent mis sur la rigueur et l’adaptabilité témoignent de la qualité des formations dispensées par les IAE. En embrassant ces valeurs, les étudiants trouvent non seulement des opportunités de carrière, mais aussi les compétences nécessaires pour contribuer de manière significative à la société. En tout cas, dans les écoles on en est sûr : les IAE ne sont pas simplement des établissements d’enseignement supérieur, ce sont des incubateurs de leaders responsables et compétents, prêts à façonner l’avenir.

GUILLAUME OUATTARA

 

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