Nombreux et nombreuses sont ceux et celles à avoir profité d’un marché du travail atone pour se former. En allongeant leurs études, en quittant leur job ou en aménageant leur temps de travail. Objectif : monter en compétence et en employabilité grâce à un MBA, un Executive MBA ou un BBA. De leur côté, les écoles ont mis le cap sur les nouvelles techniques d’enseignement.
« Pour comprendre les réformes opérées, il faut se dire que la volonté de la loi est d’œuvrer pour une société plus inclusive », analyse Hughes Defoy, directeur métier à l’Agefiph.
Depuis plus de 30 ans, nous proposons une offre de formation reconnue et adaptée à un public en activité, en inter ou intra-entreprise(s). Nous sommes de plus en plus sollicités par les entreprises pour des parcours sur-mesure.
Alors que 46 % des personnes titulaires d’un diplôme d’études supérieures affirment que leur employeur leur offre de nombreuses possibilités d’améliorer leurs compétences numériques, 28 % seulement des personnes titulaires d’un diplôme scolaire sont du même avis.
En 2020, la région bordelaise s’est classée sur le podium en termes de projets de recrutement, avec 307 280 projets, dont 171 930 non saisonniers, derrière l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Une progression, puisqu’en 2019 la Nouvelle-Aquitaine était 4e, derrière la région Paca.
D’un côté, des secteurs qui, avant 2020, recrutaient beaucoup et profitaient d’une dynamique positive (aéronautique, tourisme, hôtellerie-restauration, événementiel) et qui se sont heurtés à un mur dès le 1er trimestre. De l’autre, des secteurs déjà sur la pente ascendante qui ont su tirer leur épingle du jeu au plus fort de la crise, grâce à leur adéquation avec les demandes et les besoins du moment. Jusqu’à recruter massivement.
« On peut mentionner deux types de chômeur·ses, celui auquel pensent les statisticien·nes, qui sont les chômeur·ses au sens du Bureau international du Travail, lequel s’appuie sur des critères bien spécifiques – ne pas avoir d’emploi, être en recherche active et être disponible pour travailler. Puis, vous avez une autre façon de mesurer le taux de chômage : celles et ceux qui se retrouvent inscrit·es à Pôle emploi. »
« Dans un scénario à 4 % de croissance, le plus probable selon Patrick Artus, directeur de la recherche Natixis, qui n’est pas le plus décrié des prévisionnistes, le chômage va probablement grimper à 12 %. »
« Aujourd’hui, tous les IAE forment au nouveau master ou doctorant. Seule une dizaine proposent une formation en L1. » Autre avantage non négligeable des formations au sein d’un IAE, le prix. « Les IAE sont des écoles publiques qui proposent de la valeur socialement accessible », explique Christian Defélix.