Réduire notre consommation de viande !

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Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003
Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003

63 % d’entre nous estiment que le gouvernement ne nous encourage pas assez pour diminuer notre consommation de viande ou même à en consommer de meilleure qualité.

Pour les années à venir, la tendance s’oriente vers une moindre consommation de viande. Un sentiment que cela protégera notre santé. Cette nécessité d’une modération est portée aussi par des préoccupations liées à la maltraitance animale et à l’impact environnemental. D’après un récent sondage Harris Interactive pour l’association Réseau action climat (RAC) nous déclarons manger moins de viande. 53 % des citoyens attestent avoir diminué leur consommation au cours des trois dernières années.  Cette baisse est majoritairement liée à des raisons économiques, mais aussi des raisons de santé, de conscience environnementale et du bien-être animal.

C’est un signal positif et c’est le signe d’une évolution bien réelle. Nous délaissons de plus en plus le régime carnivore. Près d’un Français sur trois continue de manger de la viande chaque jour. D’après les chiffres du ministère de l’Agriculture, la consommation moyenne de viande par habitant a reculé de 5,8 % depuis 20 ans.

Une sensibilisation à l’alimentation végétale

63 % d’entre nous estiment que le gouvernement ne nous encourage pas assez pour diminuer notre consommation de viande ou même à en consommer de meilleure qualité. Si des mesures politiques étaient mises en place, il y aurait davantage de personnes qui adopteraient un régime avec moins de viande. 79 % des sondés affirment qu’ils pourraient limiter leur consommation en achetant de la viande de meilleure qualité qui rémunère mieux les éleveurs.

85 % d’entre nous souhaitent une meilleure sensibilisation à l’alimentation végétale et un encouragement à manger moins de viande. Le végétarisme est l’un des leviers les plus efficaces pour réduire les émissions de carbone humaines quand on sait qu’un repas végétarien émet 14 fois moins de CO2 qu’un repas contenant du bœuf.

Rappelons que le terme « végétarien » indique des régimes alimentaires excluant la consommation de toute chair animale. Il englobe ceux qui consomment des œufs et des produits laitiers, et les végétaliens qui écartent tous les aliments d’origine animale.

Des mesures fortes de la part des pouvoirs publics

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) vient de  publier une étude qui montre qu’un régime végétarien réduit le risque de développer certaines maladies. Les végétariens comparés aux carnivores ont un risque plus faible de développer certaines pathologies : cardiopathies ischémiques, troubles ovulatoires, certains cancers et certaines maladies ophtalmologiques et gastro-intestinales.

L’enquête du RAC montre que nous souhaitons de plus en plus aller vers une alimentation responsable et de qualité. Le citoyen est porteur aujourd’hui d’une dynamique de réduction de la consommation de viande et un soutien aux éleveurs qui doivent être bien rémunérés pour préserver l’environnement. Une majorité de citoyens est favorable à des mesures fortes de la part des pouvoirs publics pour accélérer la transition vers une alimentation durable, avec moins de viande, et davantage d’aliments végétaux de qualité.

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