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Un salarié reçoit en moyenne 160 mails par semaine, et même 290 pour les chefs d’entreprise. Voilà une facette de la « Slack fatigue », cet épuisement informationnel qui est la cause des messages et notifications qui nous envahissent…
Si le nom provient de la plate-forme « Slack » (mais cela vaut aussi pour Zoom par exemple !), le phénomène s’explique par une fatigue informationnelle causée par les services de messageries, LinkedIn, les mails, les appels, ou les réseaux sociaux… La « Slack fatigue », c’est un épuisement causé par la surabondance de sollicitations par notifications.
Un calvaire que tout le monde connaît
Parce que oui, un « petit mail » demande plus de quelques secondes d’attention. En moyenne par jour, les traiter demande entre 15 minutes et 2 heures, en fonction de son poste. Et que l’on soit salarié, manager, cadre, chef d’entreprise… C’est un calvaire auquel personne n’échappe. Cet exercice de contrôle de l’avalanche de mails et messages s’est encore aggravé avec le télétravail. Celui-ci demande un suivi constant des besoins ou demandes de ses salariés ou collègues qui travaillent à distance.
Cette « Slack fatigue » est responsable d’une fatigue mentale supplémentaire qu’on appelle aussi « fatigue informationnelle. » Un salarié sur quatre y est confronté d’après une étude de la Fondation Jean-Jaurès. Près de 7,5 millions de Français se sentent dépassés face à cette abondance d’informations parfois non sollicitées. Elle entraîne aussi des changements de planning fréquents. L’organisation est perturbée par la centaine de mails auxquels il n’était pas prévu de répondre dans la journée… Entre la perte de temps et le stress, ces notifications entraînent souvent une heure supplémentaire pour rattraper le temps perdu.
Pour y remédier… limiter le temps d’écran ne suffit pas
Parce que, non, supprimer tout moyen de communication avec l’extérieur n’est pas la solution, il est tout de même possible de rendre ça moins anxiogène ! À commencer par limiter son temps d’écran. Pour s’en sortir, il faut d’abord définir des horaires de disponibilités pour normaliser le droit à la déconnexion. Et cela vaut aussi bien pour le soir, les week-ends, qu’en pleine journée… et ça permet de se forcer à répondre dans des heures fixes au cours de la journée. Il suffit maintenant de l’intégrer clairement dans son planning !
Mais s’organiser ne résout pas tout. Il faut pouvoir s’autoriser à faire des pauses sans culpabiliser, et apprendre à prioriser les informations. Ce qui n’est pas urgent peut – et doit – attendre. Quand c’est possible, centraliser les informations sur un même outil est une solution efficace. Trois adresses électroniques, plusieurs canaux de messagerie instantanée, LinkedIn et d’autres réseaux sociaux… C’est trop ! Simplifiez au maximum. Et quand il s’agit de répondre, il vaut mieux préférer la qualité à la quantité. Un message unique et complet est plus percutant que plusieurs messages vides.
Et quand répondre ? 45 % des personnes interrogées par la Fondation Jean-Jaurès admettent répondre à des sollicitations professionnelles en dehors des horaires de travail. Mais l’inverse est aussi vrai, avec 62 % qui répondent à des messages personnels au travail. On le comprend, à la « Slack fatigue » s’ajoutent également toutes ces notifications qui relèvent de la vie personnelle… le cerveau est sursollicité.







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