Docteur Barnier et Mister Hyde

Thierry Saussez, créateur du Printemps de l'Optimisme, incubateur d'énergies positives et Président de la Ligue des Optimistes de France

Temps de lecture estimé : 2 minutes

LA PERSONNALITÉ…

est celle de Michel Barnier que je connais quelque peu. Je parle de lui bien sûr parce qu’il est Premier ministre et que la situation est pour le moins compliquée. Ce n’est pas un intime, mais je l’ai connu à plusieurs moments clés, d’où le portrait équilibré que j’en tire. Nous nous sommes connus adolescents, chez les Jeunes Gaullistes. Un bail. À cette époque, au fond, nous n’étions pas tant conservateurs que progressistes, nous étions, pour le dire simplement, plus Chaban que Pompidou.
Puis je l’ai croisé lorsque, président du conseil général de Savoie, il connut le succès des JO d’hiver, et j’ai assisté à la naissance chez lui d’une véritable ambition politique. Je l’ai retrouvé plus tard quand il était ministre de l’Agriculture sous Nicolas Sarkozy et moi patron de la communication du gouvernement. Il était organisé, bosseur, ses dossiers se montraient tirés
au cordeau. Et je l’ai enfin connu lorsque, à la tête de mon agence de communication, j’ai négocié « contre » lui, commissaire européen, pour la défense d’une certaine profession réglementée à laquelle il voulait tordre le cou (les intéressés se reconnaîtront). Et c’est à ce moment, peut-être parce que ce job donne la grosse tête, que j’ai découvert qu’il pouvait se montrer sec, autoritaire et vous prendre de haut. En tout cas, si l’on fait la moyenne de ces moments de sa vie, on peut tout de même considérer qu’il a les moyens de gouverner, y compris au milieu des difficultés. Ce qui est évidemment souhaitable pour notre pays.

L’ÉVÉNEMENT

Je l’évoque avec un peu d’avance, il sera mondial, c’est la réouverture de la cathédrale Notre-Dame à Paris, le 8 décembre. On se souvient de l’énorme émotion, pour les catholiques et tous les autres, que cet incendie avait suscitée. On a salué comme il se doit une performance magnifique des pompiers à l’époque et je salue le travail absolument remarquable des artisans de tous les métiers qui font honneur à leurs talents. Mais beaucoup de Français et des visiteurs du monde entier vont se précipiter à Paris, peut-être même le pape, pour une visite en France. Un événement retentissant après les JO et les jeux paralympiques qui constituera en cette année un second moment de communion et de partage pour notre pays.

QUAND MÊME…

contre la suggestion de l’Europe d’interdire de fumer en terrasse ! Veut-on aller vers une société hygiéniste où l’on multiplie les interdits ? Veut-on aller vers la guerre des sexes au nom des excès d’un féminisme outrancier, veut-on aller vers la guerre des fumeurs contre les non-fumeurs, que l’on a beaucoup protégés, et c’est normal ? Veut-on aller vers la guerre
des bons vivants contre les sobres (parfois même des pisse-vinaigre) ? Il faut défendre
notre santé, mais aussi préserver un art de vivre à la française auquel tiennent les optimistes raisonnables.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.