L’indignation peut précéder l’action mais le plus souvent elle est statique, proclamatoire, quand elle ne débouche pas sur l’aigreur et la jalousie. Le fameux «y a qu’à faut qu’on» sert trop aisément de paravent à l’absence d’engagement personnel et à la démission collective.
Nos seniors ne manquent pas de ressources mais comme tous les actifs, il faut les accompagner et les orienter pour qu’ils trouvent pleinement leur place dans un marché du travail compétitif.
Permettre aux malades de continuer leur travail, c’est aussi une façon de les aider à guérir. Mais ce n’est pas facile, on a peur, peur de les faire travailler, peur de la maladie, peur de mal s’y prendre…
Sur le point de boucler mon prochain livre, Rendez-vous avec la France qui bouge, je termine un tour de France des actions citoyennes qui vise à résoudre des fractures de notre pays. Un voyage de 18 mois en optimisme, qui donne franchement la banane. Je profite de cette chronique pour mettre en avant l’une de ces initiatives, aussi simple que brillante.
Dans ma précédente chronique, je vous suggérais de supprimer l’entretien annuel d’évaluation en le remplaçant par plusieurs, abordant une thématique différente à chaque fois.
Dans ce restaurant de Nantes, on fait le pari de la diversité. Six employés avec trisomie 21 sont au service. Le Reflet convainc investisseurs et surtout clients qu’avec un management ad hoc, l’inclusion professionnelle en milieu ordinaire c’est possible !
Au moment où les pouvoirs publics lancent une mission de réflexion sur le rôle de l’entreprise et son utilité sociale, nous avons plus que jamais envie de continuer à faire des vagues…