Qui sont les nominés 2026 dans la catégorie « Électron libre » ?
Maï-Linh Camus avait remporté le trophée « Électron libre » lors de l'édition 2025 des Trophées ÉcoRéseau.

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L’édition 2026 des Trophées ÉcoRéseau se déroulera le jeudi 11 juin au siège de la CCI Paris Île-de-France, coorganisatrice de l’événement. Pour les dix ans, cette cérémonie sera placée, pour la première fois, sous le haut patronage du Président de la République Emmanuel Macron. Découvrez les quatre nominés dans la catégorie « Électron libre ». 

Qu’ils aient bâti des entreprises à partir de presque rien, gravi tous les échelons par le terrain, changé de cap après des épreuves ou réinventé leur secteur, tous partagent une même audace : celle d’oser et de recommencer. Ils ont ce besoin de créer dans la peau. Le Trophée Électron libre récompense des trajectoires qui échappent aux lignes droites et valorise avant tout des personnalités singulières, capables de transformer l’existant et d’ouvrir de nouvelles voies. Il distingue des femmes et des hommes qui font bouger les lignes par leur imagination, leur énergie et leur volonté.

  • Pieric Brenier

Un autodidacte pur jus. « Pas bon du tout à l’école » mais ô combien débrouillard, Pieric Brenier a transformé Ceprho – petite enseigne d’équipements de bureau située à Valence, qui n’employait pas plus de quatre personnes en 1991 – en un mastodonte des services numériques aux PME : Koesio. 4 500 collaborateurs, 130 000 clients, un chiffre d’affaires consolidé d’environ 1,2 milliard d’euros… Un succès dessiné à coups d’audace, d’intuition et de rachats en série (plus de 200 en trente-cinq ans !). « Si tu pars à la retraite en ayant créé une entreprise de 50 salariés, tu seras le king ! », s’imaginait, dans ses rêves les plus fous, Pieric Brenier, détenteur d’un simple BTS commerce. L’entrepreneur a fait presque cent fois mieux. Et lorsqu’il ne travaille pas, l’électron libre s’adonne à ses passions : l’aviation, en tant que pilote et formateur, mais aussi le vélo ou le kite-surf. Des sensations fortes qui, finalement, ne l’éloignent jamais vraiment de son quotidien : l’entrepreneuriat. Une trajectoire qui illustre autant la prise de risque que la constance dans l’exécution, et la capacité à transformer une petite structure locale en groupe européen structuré et ambitieux.

  • Arnaud Bruillon

Et s’il était encore possible de grimper tous les échelons à la force du travail et de la volonté ? Arnaud Bruillon en est la preuve vivante. Vendeur en 1994 à seulement 17 ans dans une boutique Finsbury – spécialiste des chaussures masculines –, il en devient PDG seize ans plus tard. C’est un modèle d’ascension sociale : en 2000, à seulement 23 ans, il devient le premier franchisé de Finsbury, et ouvre une boutique à Paris. L’hyperactif ne s’arrête plus, entre 2001 et 2010, il multiplie les ouvertures, développe un réseau solide, optimise les marges, fait croître le chiffre d’affaires. Il entre au capital de l’entreprise, en devient acteur à part entière. Lorsque les fondateurs décident de passer la main, c’est tout naturellement à lui qu’ils cèdent la marque. En 2024, la marque-enseigne a enregistré un chiffre d’affaires de 40 millions et s’est engagée dans la création d’une gamme pour femmes – une première dans l’histoire de la marque qui fête ses 40 ans en 2026 ! Le PDG de Finsbury incarne une autre idée de la réussite. Celle qui ne s’enseigne pas en salle de classe, mais se forge dans les boutiques, au contact des clients, des produits, et des équipes.

  • Alice Lhabouz

Très tôt confrontée à la fragilité économique – notamment une maison familiale saisie par les huissiers lorsqu’elle est enfant – elle se construit pas à pas dans la finance : un club d’investissement créé dans son école de commerce, un passage par l’AMF ou Richelieu Finance… avant de lancer en 2015 et à même pas 30 ans sa propre société de gestion, Trecento Asset Management. À l’époque, dans un univers de 630 sociétés de gestion, seules trois sont fondées par des femmes – souvent issues de grandes maisons. Alice Lhabouz s’impose dans un milieu très fermé. Mais la pression réglementaire, qui finit par occuper plus de 90 % de son quotidien, érode progressivement le sens de son action. L’entrepreneure cède alors son entreprise en 2025 à Uzès Gestion, alors qu’elle gérait 250 millions d’euros ! Aujourd’hui, avec Alice Lhabouz Conseil, son engagement dans « Qui veut être mon associé ? » et le programme Amplify, elle met son expérience au service des particuliers comme des entrepreneurs. Un fil rouge : rendre l’économie accessible et redonner à chacun le pouvoir de comprendre, d’agir et d’investir. Son livre Passez à l’action (Michel Lafon) poursuit ce même objectif, transmettre le courage d’oser !

  • Sarah Ourahmoune

La boxe a été un ascenseur social. Sarah Ourahmoune a grandi à Aubervilliers au sein d’une famille modeste de six enfants. À 14 ans, presque par hasard, elle pousse la porte d’une salle de boxe… et c’est le ring qui va révéler cette adolescente introvertie. Elle est sacrée dix fois championne de France, devient championne du monde en 2008, puis vice-championne olympique aux Jeux de Rio en 2016 ! La boucle est bouclée et l’athlète raccroche les gants, à 34 ans. Sa reconversion ? Des études à Sciences Po et surtout le grand saut vers l’entrepreneuriat ! Parce que les chefs d’entreprise sont des sportifs comme les autres. Avec Boxer Inside, l’association qu’elle fonde en 2011, elle crée des lieux où la boxe devient un levier d’éducation, de confiance en soi et d’insertion pour les jeunes. Puis elle lance en 2021 Les Puncheuses, un programme dédié aux femmes, mêlant boxe, prise de parole et développement personnel, pour aider chacune à prendre sa place et gagner en puissance. Sarah Ourahmoune est devenue un véritable role model, pour les sportifs et les entrepreneurs, femmes et hommes confondus.

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