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Il est fini le temps où un diplôme obtenu il y a plusieurs décennies suffisait à être performant. Le monde du travail évolue à vitesse grand V et les collaborateurs ont sans cesse besoin de renouveler leurs compétences. Oui, aujourd’hui, l’apprentissage dure toute une carrière professionnelle. Mais comment se former lorsque l’on est encore en poste
Au début de l’été 2024, plus de 700 000 jeunes femmes et hommes se présentaient au baccalauréat. Et en l’obtenant, au moins 90 % d’entre eux ont pu s’ouvrir les portes de l’enseignement supérieur. Certains sont allés en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) pour ensuite rejoindre les écoles d’ingénieurs ou de commerce. D’autres ont rejoint directement une école post-bac, et la majorité l’université. Voilà ce qu’on appelle la formation initiale. Le nombre d’étudiants diplômés d’un Master augmente chaque année, passant notamment de 94 000 en 2007 à 141 000 en 2021, selon les chiffres de l’INA – défiant au passage les capacités d’accueil des établissements, principalement les universités. Mais se former n’est évidemment pas réservé aux étudiants qui sortent du lycée ou même un peu plus âgés ; nombre de salariés décident parfois de se remettre dans la peau d’un « élève » pour parfaire leurs compétences en vue d’une évolution de poste ou d’une reconversion.
La formation continue a la cote
Les raisons pour lesquelles les collaborateurs souhaitent se former sont nombreuses : évolution au sein même de l’entreprise, épanouissement professionnel et personnel, renouvellement de ses compétences, employabilité, etc. Pour ce faire, ils peuvent opter pour la formation continue. Soit un mode d’apprentissage proposé aux actifs en poste au sein d’une entreprise ou aux demandeurs d’emploi. Sur ce créneau, les Instituts d’administration des entreprises (IAE) tirent leur épingle du jeu. Ils accueillent un public divers (salariés, demandeurs d’emploi, chefs d’entreprise, etc.) pour les former dans le cadre d’un programme diplômant ou certifiant. « Il s’agit de business schools au sein d’universités », explique Virginie de Barnier, directrice de l’IAE Aix-Marseille, pour Studyrama. Les salariés qui se tournent vers ce type de formation le font à titre personnel, dans le cadre d’un CIF, d’une VAE ou de tout autre financement individuel. Il arrive que les entreprises envoient directement les salariés se former au sein des IAE, comme c’est le cas de l’IAE de Paris. Nombre de secteurs sont représentés dans les IAE : commerce, marketing, communication, audit, finance, ressources humaines, etc.
De leur côté, les grandes écoles restent également à la pointe en termes de formation continue. Et les établissements n’ont pas à rougir par rapport à leurs homologues internationaux. En 2023, le classement Executive Education (formation continue) du Financial Times répertoriait la liste des 50 meilleures business schools mondiales pour leurs programmes de formation continue. Au deuxième et troisième rangs, pour leur programme sur-mesure, on retrouvait HEC et l’Insead. Dans ce même classement et dans le top 15 : l’Essec, l’ESCP et l’Edhec !
MBA et EMBA, quelles différences ?
« La principale différence entre un Executive MBA et un MBA classique réside dans la conception et la mise en œuvre. Un EMBA est principalement conçu pour former des cadres, des managers, des entrepreneurs et des dirigeants d’entreprise expérimentés qui occupent un emploi à temps plein pendant qu’ils suivent leur formation. Un MBA est conçu pour les étudiants qui ont une expérience professionnelle moins longue et qui peuvent suivre un programme de cours à temps plein à un rythme intensif », peut-on lire sur le site internet de l’école de commerce Audencia. Concrètement le principe du MBA consiste à développer une compréhension complète des affaires et de la gestion d’une entreprise. Là où l’EMBA s’adresse aux collaborateurs déjà solides, qui aspirent à gravir encore un peu plus les échelons au sein d’une entreprise. Comme ce cadre ultra-performant qui voudrait rejoindre le Comex… le tampon EMBA peut faire une petite différence ! « L’objectif est de mettre ensemble des cadres expérimentés (14 années en moyenne pour le parcours proposé par HEC). Ils viennent se mettre à niveau sur les innovations technologiques et les enjeux de transformations au sens large qui traversent leur secteur, y compris les nouvelles pratiques managériales et de leadership », expliquent nos confrères des Échos Start. Côté prix : 110 000 euros à HEC (98 000 pour le MBA) ou 40 000 euros à Audencia (31 500 pour le MBA). Des événements professionnels en one to one avec les écoles existent pour les MBA, comme Access MBA à Paris, qui vient de s’achever le 8 février dernier.
L’apprentissage ne dure pas qu’un temps.
GEOFFREY WETZEL







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