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Qui ne cherche pas à se montrer sous son meilleur jour? Les entreprises, elles aussi, redoublent d’imagination, de créativité et de stratégie pour susciter de l’émotion auprès de leurs clients. Et usent donc de storytelling. Mais quelle histoire peut-on bien raconter ?

« Le storytelling, c’est l’art de transformer une histoire en une bonne intrigue. De manière à intéresser le plus grand nombre », défend Vincent Capra, script-doctor et conseiller en stratégie de communication.

Pour le spécialiste, le storytelling a toujours existé, et tout le monde a la possibilité de raconter des histoires : « Lors des grands événements sportifs, chacun devient sélectionneur de son équipe favorite. Il y a autant de sélectionneurs que de téléspectateurs devant leur écran. Eh bien nous sommes tous storytellers au même titre que nous sommes tous sélectionneurs ».

L’art et la manière de raconter une histoire, certes, mais laquelle ? « Qu’aimerais-tu que les gens retiennent de toi ? », ajoute Sixtine Moullé-Berteaux, cofondatrice du Crayon Groupe et CEO du Surligneur.

Une histoire d’émotions

La force d’une entreprise est souvent liée à son histoire. L’environnement dans lequel elle s’est créée. Le parcours de vie du dirigeant qui est à sa tête. L’anecdote qui fait sourire (ou pleurer) son public.

Mais comment savoir quoi dire exactement ? Sur quoi insister ? « C’est un travail de maïeutique. Il est essentiel de trouver ce qui anime le plus un dirigeant ou une entreprise. Comprendre le cœur de son activité pour construire une stratégie narrative », décrit Vincent Capra, qui accompagne des dirigeants, des entreprises, et même des secteurs entiers en quête de récits narratifs.

« Si vous racontez ce qui ne vous anime pas profondément, vous tombez dans le stéréotype. Dans l’histoire maintes fois entendue. Et ce sera un mauvais storytelling. La règle d’or ? ne jamais mentir ! », insiste-t-il.

Grâce à son agence Le Surligneur, Sixtine Moullé-Berteaux accompagne notamment ses clients dans leurs relations presse. Mais aussi dans leur personal branding et stratégie d’influence sur les réseaux sociaux.

« Ne cherchez pas à tout prix à raconter l’histoire parfaite, à apparaître unique aux yeux de tous. Vous ne devez pas renvoyer l’image d’un héros, car trop inaccessible […] Ce qui fonctionne, c’est lorsque vous racontez quelque chose d’honnête, avec ses imperfections. Un dirigeant doit autant parler de ses réussites que ses échecs. Ce qui compte, créer de l’empathie et des émotions auprès du public qui vous lit ou écoute », explique la spécialiste des réseaux sociaux.

« Magnifier la réalité pour transmettre une vérité émotionnelle », renchérit Vincent Capra. Surtout, les entreprises ont intérêt à ne pas négliger leur storytelling, il en va avant tout de leur business.

« Une exposition sur les réseaux sociaux est inévitable pour les entreprises aujourd’hui. Au-delà de la visibilité, bien se raconter multipliera l’apparition de nouvelles opportunités business », conclut Sixtine Moullé-Berteaux. À vos récits, beaux et sincères.

GEOFFREY WETZEL

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