Bio : mobiliser la restauration collective !

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Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003
Ezzedine El Mestiri, fondateur du magazine Nouveau consommateur en 2003

Il est urgent d’assurer des aides pour compenser les lourdes pertes économiques des agriculteurs bio occasionnées par la crise.

La filière biologique traverse une crise sans précédent. En 2022, les surfaces de conversion ont chuté de 40 % et, en 2023, les pertes économiques pour les professionnels ont été estimées entre 250 et 300 millions d’euros…

… Et pourtant depuis 2010, l’agriculture biologique a connu une expansion significative. Les derniers chiffres de l’Agence Bio, indiquent que l’AB couvre 10,7  % de la surface agricole utile (SAU) nationale, soit 2,88 millions d’hectares contre seulement 3 % en 2010. Elle concerne 14,2  % des exploitations agricoles, soit 60 483 fermes totalisant plus de 200 000 emplois.

Dans une étude prospective, élaborée avec le cabinet d’études Solagro, la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) ouvre un champ de réflexion pour faire sortir le secteur du bio d’une impasse de développement et lui assurer de nouveaux débouchés. Quelle hausse de la consommation est nécessaire pour garantir un avenir à la filière et atteindre l’objectif de 21 % de surfaces en agriculture biologique d’ici à 2030 ?

Quelles recommandations mettre en pratique ?

Pour la FNH, cela dépendra surtout, de la capacité de l’État à mobiliser l’ensemble des secteurs de la restauration collective, commerciale et de la consommation à domicile. La feuille de route proposée indique le niveau d’augmentation de la consommation nécessaire dans chaque secteur. Aujourd’hui, la restauration collective se fournit en bio à hauteur de 6,7 %, la restauration commerciale à hauteur de 1,7 % et les ménages achètent environ 5,7 % de produits biologiques. Il est donc judicieux de mettre en place des politiques publiques qui permettraient la création de nouveaux débouchés et, conséquemment, la croissance de la production biologique.

Parmi les nombreuses recommandations à mettre en œuvre : soutenir la restauration collective des secteurs de la santé et du médico-social, poursuivre le développement des débouchés en mobilisant l’ensemble de la restauration hors-domicile et instaurer une véritable politique alimentaire pour renforcer la consommation bio à domicile. Concernant les acteurs de la distribution, il faut rendre obligatoire la transparence de l’information sur leurs prix et leurs marges, ainsi que sur le pourcentage de produits durables dans leur offre alimentaire. Voilà une vision concevable et utile pour une transition alimentaire durable mais entre-temps, il est urgent d’assurer des aides pour compenser les lourdes pertes économiques des agriculteurs bio occasionnées par la crise !

1 COMMENTAIRE

  1. En tant que propriétaire de food truck qui se spécialise dans l’utilisation de produits bio et locaux, je ressens vraiment l’importance de soutenir nos agriculteurs bio en ces temps difficiles. La crise a eu un impact lourd sur eux, et il est essentiel que des mesures d’aide soient mises en place pour les soutenir. De plus, je suis totalement d’accord avec l’idée de mobiliser la restauration collective pour augmenter la consommation de produits bio. C’est une façon efficace de créer de nouveaux débouchés pour les producteurs bio tout en favorisant une transition alimentaire durable. En fin de compte, nous devons tous jouer notre rôle pour soutenir cette cause et continuer à offrir des options bio et locales à nos clients !

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