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L’Entretien
n°4
« recentrer le curseur sur les classes moyennes »
Le député (Ump) de Haute-Loire et maire du puy-en-Velay se veut le défenseur des classes moyennes, face à une gauche dont il fustige, entre autres, les hausses d’impôt et la politique de l’assistanat.
La droite sociale se veut le courant politique « au service » des classes moyennes. Concrètement, comment ce positionnement se traduitil ? Le point de départ de ce mouvement, c’est de faire en sorte que la droite assume ses idées et son sens social, sans pour autant faire du social socialiste. Cela se traduit par le refus de l’assistanat. Une politique sociale, ce n’est pas verser un chèque à la fin du mois, ou payer le revenu de solidarité active (rSA). C’est aider les gens à aller vers le travail. D’où notre proposition, en contrepartie de la perception du rSA, de réaliser cinq heures de travail d’intérêt général, pour repartir vers l’emploi. Autre enjeu de taille pour les classes moyennes : la un coupon de 1 euro, qui permettrait de responsabiliser les gens. en matière d’éducation, ensuite, nous appelons aussi à la mise en place de bourses au mérite. Il est quand même invraisemblable qu’aujourd’hui, deux parents qui gagnent chacun 1500 euros, et dont le fils décroche une mention très bien au bac, ne puissent pas prétendre pour lui à l’obtention d’une bourse. Ni à aucune autre aide, d’ailleurs. Il est primordial de recentrer le curseur sur ces classes moyennes. Notamment pour leur permettre de se loger… Il faut arrêter d’axer la politique du logement uniquement sur le logement social. Nous souhaitons aider les Français à accéder à la propriété, et pour cela, nous
répartition de l’impôt. Nous menons un important travail de réflexion à ce sujet. Le problème, en France, c’est que ce sont toujours les mêmes qui payent. Les classes moyennes sont écrasées entre les très riches, qui défiscalisent à l’étranger, et les plus démunis, qui sont aussi les plus aidés. Aujourd’hui, seul un Français sur deux paye l’impôt sur le revenu ! Nous militons donc pour que chaque Français paye un impôt minimum, afin que chacun se sente impliqué dans la dépense publique. Dans le même ordre d’idées, en matière de protection sociale, nous refusons que les services soient 100% gratuits. Sur la Couverture maladie universelle (CmU), par exemple, nous militons pour que soit mis en place
“Je crains que la normalité ne conduise à la médiocrité ”
proposons un système de prêt à taux zéro pour l’accession à la propriété. Malheureusement, dans les grandes villes, et au premier chef à Paris, le problème réside surtout dans le prix de ces logements… La France a connu une inflation de normes concernant l’habitat, ainsi qu’une explosion des coûts du foncier. résultat, les coûts de construction sont chez nous 25% supérieurs à ce qui se pratique en Allemagne. Il faut donc réduire ces deux postes, qui font grimper la note. Autre préoccupation des Français, les retraites. Que préconisez-vous en la matière ? Une égalité pure et simple
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Août/Septembre 2013 - www.ecoreseau.fr