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Art dE vIvrE & PAtrIMOInE
Patrimoine
Guichard, le président d’Agora Finance. Alors qu’il y a cinq ans, les entreprises se finançaient à hauteur de 70% au travers de la dette bancaire, et à hauteur de 30% au travers de la dette obligataire, la tendance s’est inversée depuis cinq ans. devant la raréfaction du crédit bancaire et le manque de liquidités, les entreprises se tournent en effet de plus en plus vers les marchés financiers pour assouvir leur besoin de financement, en émettant des obligations. Encore faut-il offrir un rendement suffisamment attractif pour séduire les investisseurs. A ce jour, les entreprises européennes offrent entre 2% et 5% de rémunération supplémentaire par rapport au taux d’Etat français. Ces primes de risque reflètent une probabilité de défaut implicite elle-même plus élevée. toutes les sociétés de gestion proposent des produits de ce type. Citons par exemple le fond r2016, de la société rotschild, ou encore CPr croissance réactive P, CLn triade… toutefois, pour Patrice Muzard, directeur général de Muzard Finance, « en ce qui concerne les obligations, le contexte est plus compliqué aujourd’hui que pendant les années 2009 et 2010, pas si lointaines, car les taux d’intérêt sont désormais sur une pente ascendante. Je conseille donc à mes clients de rester sur des obligations à échéance afin d’éviter un éventuel krach obligataire, comme celui que l’on a connu en 1994 ». On n’est jamais à l’abri que l’histoire se répète. A ses yeux, il est également très important d’avoir une répartition de portefeuille diversifiée : « Il faut essayer, quel que soit le contexte de marché, de conserver toujours la répartition suivante : 25% d’actions, 40% d’obligations et 35% d’immobilier locatif. Cela permet de réduire la volatilité du patrimoine et par conséquent d’apporter de la sérénité à l’investisseur ». Au niveau des actions, il lui semble préférable de privilégier au moins 50% sur l’Europe, ce qui limite les risques inhérents aux problèmes de change : « la Chine et l’Inde sont à des niveaux de valorisation très attractifs, donc il me paraît intéressant d’en acheter, car ces marchés repartiront à la hausse ».
déFiscaliser Au delà du souhait de générer des rendements, les Français sont aussi désireux d’échapper à la pression fiscale. Cela peut se faire par le biais de placements immobiliers, lesquels trouvent plus que jamais leur place dans la galaxie des solutions d’investissement
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investir Pour
disponibles, surtout à l’heure où l’incertitude économique, fiscale et financière, prédomine. Patrice Muzard préconise d’investir, non pas dans des résidences de tourisme, trop soumises aux aléas de la météo (ce qui peut engendrer des baisses de loyer à l’échéance du bail commercial) mais dans des résidences séniors et médicalisées, du type Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAd). Mais sur ce type de choix, les avis divergent. Il existe également la loi Malraux, qui permet une réduction d’impôt de 30% du montant des travaux de restauration avec un plafond de 100 000 euros de travaux par an (soit une réduction d’impôt de 30 000 euros au maximum). Cet investissement permet d’acheter en centre-ville des appartements de qualité qui pourront être vendus dans de bonnes conditions, étant donné la qualité des emplacements. L’autre alternative intéressante, ce sont les Société civile de placement immobilier (SCPI) et les Fonds communs de placement en innovation (FCPI). Ce type de placement immobilier a en effet le vent en poupe, avec des rentabilités pouvant atteindre jusqu’à 7% des nets avant fiscalité. L’immobilier sous forme de statut juridique, notamment les Locations en