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rH & ForMATIoN
Observatoire
n°5
Education à 360°
par marc Drillech
Directeur général de IoNIS Education Group
n le baromètre Deloitte 2013 sur le moral Des jeunes Diplômés souligne Des inégalités qui se creusent sensiblement :
-le passage par une grande école n’est plus forcément une garantie de trouver un emploi : en 2012 seuls 16% des titulaires de diplômes de grandes écoles étaient en recherche d’emploi, en 2013 cette proportion a presque doublée et concerne près d’un jeune sur trois (28%). -La majorité des jeunes interviewés considère qu’il faut se méfier des employeurs (58%). Les jeunes en recherche d’emploi expriment plus fortement leur amertume vis-à-vis des employeurs (63%) et sont plus prêts à partir à l’étranger, tandis que les jeunes en poste se montrent plus cléments (54%). -En poste ou pas, la majorité d'entre eux (78%) estime que l'entreprise est un lieu d'épanouissement personnel. C'est six points de moins que l'an dernier. Et c'est le groupe des jeunes en poste qui accuse le recul le plus fort (9 points). -En moyenne, les jeunes interrogés avaient envoyé 16 candidatures qui ont abouti à 2 entretiens. Au total, ils auront consacré au global plus de deux mois à leur recherche d’emploi. -Mais tous ne sont pas égaux face à la recherche d'emploi. Les femmes notamment, ont dû consacrer plus d’efforts que d’autres pour trouver leur emploi actuel. Elles ont envoyé 18 CV en moyenne contre 11 CV pour les hommes et ont de même mis davantage de temps (4 semaines de plus) à décrocher leur poste actuel que les hommes (11 semaines en moyenne contre 7 semaines).
Jeunes et intégration dans les entreprises : se poser la bonne question…
i l’on dispose d’un zeste d’objectivité, on constate que les jeunes qui sortent actuellement de l’enseignement supérieur en France sont bien mieux préparés que par le passé aux mondes de l’entreprise. C’est le cas d’une grande majorité des étudiants d’écoles de commerce et d’ingénieurs qui, par les cursus et les intervenants, le nombre et la longueur des stages, la proximité fréquente avec les entreprises quelles qu’elles soient, facilitent la familiarisation. Mais c’est également le « grand saut » de l’Université pour qui ces mondes étaient voilà quelques années largement étrangers (considérés comme hostiles et dévalorisés), et qui s’adapte à des acteurs économiques qui assurent la majorité des emplois. La situation est donc très nettement meilleure qu’elle ne l’était voilà deux décennies quand des jeunes « débarquaient » pour la première fois, à Bac +5, avec un anglais hésitant, dans des entreprises, forts d’une grave méconnaissance. La question cruciale ne concerne plus la préparation des diplômés, sujet qu’on ressasse pourtant à longueur de temps dans les médias. Elle touche à celle des entreprises pour accueillir, intégrer, réussir à faire réussir ces jeunes pleins d’enthou-
n Dans le palmarès 2013-2014 Des villes où il fait bon étuDier De letuDiant.fr (7ème éDition):
CLASSEMENT MÉTROPOLES
1 2 3 4 5 Lyon 7 8 9 10 11 Lille Strasbourg Paris Toulon Douai-Lens Grenoble Toulouse Nantes Aix-Marseille Bordeaux 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
CLASSEMENT GRANDES VILLES
Montpellier Rennes Clermont-Ferrand Rouen Nancy Tours Orléans St-Etienne Avignon Metz Valenciennes 10 11 7 1 2 3 4 5
CLASSEMENT VILLES MOYENNES
Dijon Angers Poitiers La Rochelle Brest Pau Besançon Caen Perpignan Nîmes Le Mans Source : © Letudiant.fr
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