references
RH & FoRMATIoN
Carrières & Talents
n°5
« Fast and serious »
Fontaine de jouvence professionnelle, le MBA, quoique coûteux et hypersélectif, permet à ses récipiendaires de gagner plusieurs années sur leur évolution de carrière tout en leur conférant une dimension internationale.
M
otivées par une soif d’aventure et de découverte, les jeunes élites du continent européen parachevaient leurs humanités en effectuant le
à de hautes fonctions stratégiques. Etoffer son carnet d’adresses...Pourtant, ces programmes ne sont pas sans contraintes. Au delà du coût, il s’agit d’un véritable chan-
en matière de management, de finance, de RH... Formation de haut vol, le MBA, historiquement américain, s’est démocratisé et internationalisé. L’Europe comme
la formule retenue, les écoles redoublent de critères pour sélectionner les futurs candidats. Les places sont chères et le process de recrutement très exigent. En matière d’’ex-
sein d’une même promotion », témoigne Jeanine Picard, responsable des programmes MBAs à l’ESSEC. Même credo pour Rohna Jionhsen, responsable du programme
différentes pour une formation dispensée dans sa globalité dans la langue de Shakespeare. « Le type de profil à proscrire : celui qui manque d’adaptabilité à l’en-
Le MBA, un moyen de muscler ses compétences « grand tour » durant l’époque moderne. Périple initiatique mâtiné d’éducation et d’ouverture culturelle, ce voyage permettait à ses bénéficiaires de revenir dans leurs pénates armés de nouveaux savoirêtre, d’une vision enrichie du monde et d’un réseau sur lequel s’appuyer. S’il est aujourd’hui moins question de noblesse mais bien plus de mérite et de compétences, on ne saurait que trop bien relever les similarités entre les MBAs actuels et ces programmes éducatifs : Une volonté pour ses participants de s’internationaliser. Acquérir une version globale du management pour prétendre tier introspectif. Car l’évolution de carrière nécessite bien souvent une remise en cause tant de ses soft skills l’Asie ont désormais une palette de Business School proposant des programmes MBA de très grande qualité et ripérience professionnelle d’abord. Entre 5 à 7 ans à l’ESSEC ou une douzaine d’années en moyenne pour MBA à l’AUDENCIA : « Nous n’avons pas de limites formelles dans la recherche des profils. Au contraire, la vironnement international », prescrit Bernard Terrany, Directeur des relations internationales et du développement à l’IPAG Business School. Après le temps de la réflexion vient celui de la préparation et il ne faut en aucun cas sous-estimer l’enjeu de la sélection, ni le temps nécessaire pour bien l’anticiper. Le QS World MBA Tour a débuté sa tournée en 1995 et fait aujourd’hui étape dans 90 villes dans le monde. Il rassemble les directeurs d’admission des meilleures Business Schools françaises et internationales, alumni et experts pour aider les candidats à trouver leur programme
que de ses compétences opérationnelles et stratégiques.
“Seuls certains MBA en France permettent de tisser des liens étroits avec de grands dirigeants ”
valisant avec les plus grands diplômes américains. London Business School, INSEAD, HKUST ou encore NUS en sont les exemples », souligne Isabelle Pasmantier, directrice marketing et communication de QS France. Full time ou part time, MBAs globaux ou sectoriels... Quelle que soit la Toulouse Business School par exemple. Les responsables de programme recherchent avant tout des apprenants ayant acquis une certaines maturité professionnelle dans leur domaine d’expertise. « La richesse du programme résulte en partie du brassage de talents au
triées sur le volet « M.B.A. Trois lettres qui constituent le sésame du monde du Business. Difficile de trouver diplôme plus prestigieux que le MBA
Des personnalités