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eDItOrIAL
en « vert » et contre tous…
lors que tous s’accordaient sur une Annus horribilis, que le secteur des médias et particulièrement de la presse écrite semble sinistré, nous décidions contre toute attente de créer notre journal ecoréseau. Une folie ? Probablement pas. mais assurément une volonté commune de partager certaines de nos convictions : la foi en l’innovation, la croyance en l’audace et le goût pour les chemins de traverse ; finalement à l’instar de ces personnalités dont nous avons choisi de dresser le portrait dans cette édition et qui témoignent, alors que rien ne les prédestinait à de tels succès, de ce volontarisme inébranlable que nous soutenons : - De Philippe Geluck, chroniqueur et dessinateur, qui travaille l’actualité « froide » et manie l’humour pour nous inciter à la réflexion, - en passant par michel Desjoyeaux, marin et entrepreneur qui a su dompter les océans à la voile, - Ou encore roland romeyer et François Jacob, simultanément chefs d’entreprise et passionnés de football, dont le premier gère l’un des clubs les plus populaires de France, quand le second veille inlassablement sur une structure amateur et familiale au potentiel indéniable, - Jusqu’à Aude de thuin, autodidacte de talent et entrepreneure visionnaire, bel exemple de réussite au féminin qui grâce à « Osons la France » trouve les raisons d’espérer dans l’Hexagone, - Sans oublier Arthur de Soultrait, aristocrate et chef d’entreprise impertinent, dont la marque vicomte A. est promise au marché international. en définitive, la « double compétence » n’est-elle pas un révélateur de talents, de même que le numérique apparaît de plus en plus comme un parfait complément du papier ? Au travers de nos sujets, nous continuons de penser que notre vocation est de porter les lunettes de l’optimisme et de disséquer les grands enjeux de demain - nationaux et internationaux -, afin de mieux appréhender les mutations sociétales et d’enfin croire en nos entreprises.
Jean-Baptiste Leprince Fondateur & directeur de la publication
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reprise à tous les étages
’est la reprise. Après quelques semaines de vacances, nos hommes politiques ont retrouvé le chemin de leurs bureaux, remontés comme des pendules. Le discret François Fillon a même subitement décidé de faire « bouger les lignes », vers la droite. c’est la reprise. Après plusieurs décennies d’abandon, la France s’est souvenue qu’elle avait une fille, l’industrie, qui pourrait l’aider à se lever quand ses vieilles jambes ne la porteraient plus. François Hollande a ainsi mis en place 34 plans, correspondant à autant de filières d’avenir, pour repositionner le pays sur l’échiquier industriel de demain. c’est la reprise. Au deuxième trimestre 2013, le PIb de la France a connu un rebond surprenant de 0,5%. Pour 2014, les prévisions de croissance du gou-
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vernement sont de 0,9%, contre 1,2% initialement annoncées. Pas de quoi pavoiser, certes. mais n’oublions pas que le spectre de la récession hantait encore les bureaux de bercy il y a quelques mois. c’est la reprise. Quoi qu’on en pense sur le fond, la France a retrouvé un rôle de premier plan sur la scène internationale en portant le souhait d’une intervention de la communauté internationale en Syrie. et si l’option militaire ne semble finalement pas retenue, il n’est pas idiot de croire que les menaces sérieuses du Président français ont contribué à accélérer la recherche d’une sortie de crise. c’est la reprise. Les écoliers ont repris le cartable, avec pour 22% d’entre eux un emploi du temps qui s’étendra dès cette année sur quatre jours et demi. « Un progrès