references
Innovation Numérique
L’information économique & stratégique, autrement
Décryptage
&
Stratégie
JUIN/JUILLEt 2013
Bimestriel
N°3
Comprendre, Entreprendre, Innover
ecoreseau.fr
Entretien avec Paul Mathias, philosophe
L
’auteur de Qu’est-ce que l’Internet explique à quel point le numérique modifie certaines de nos façons de penser ainsi
que notre rapport à la liberté. Et insiste sur la nécessité de se forger une culture numérique.
p. 44
Expertises Dématique Normes
Facture électronique, quand l’UE s’en mêle Faut-il jeter toutes les normes aux orties ?
F
Des Fonds pour la Société Numérique (FSN), tonneau des danaïdes ?
EdItoRIAL
Haute résolution
Assurance risque
Le financement des risques de la dématérialisation
Droit du numérique
Le top départ de la « lettre recommandée électronique »
p. 46-47
Business story
Démat’ a très grande échelle
St-Gobain, un géant en perpétuel questionnement quant à l'archivage et à la gestion des données
p. 54
Veille juridique
Les conditions d’émission des factures électroniques se durcissent.
p. 54
leur Pellerin, Ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique, et Louis Gallois, Commissaire général à l’Investissement, ont annoncé le 25 avril dernier un investissement de 150 millions d’euros consacré aux appels à projets « cœur de filière » du Fonds national pour la société numérique (FSN), du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Ce soutien vise à favoriser l’émergence et la croissance des « champions numériques » de demain, c’est-à-dire d’entreprises numériques porteuses de solutions innovantes et capables de saisir de nouvelles opportunités économiques. Le second objectif poursuivi est la structuration et le renforcement des écosystèmes industriels du numérique. Pour cela, il faut favoriser une coopération entre les acteurs, en particulier fournisseurs de technologies et utilisateurs. Les actions entreprises permettront de renforcer l’appropriation des technologies numériques par les acteurs des filières aval (automobile, énergie, aéronautique…). Même si ces objectifs sont louables, ne faudrait-il pas commencer par garder nos « champions », plutôt que de les laisser partir ? Sachant toutefois que si vous y parveniez, avec toutes les difficultés engendrées, vous deviendriez une proie pour les prédateurs étrangers, ravis de reprendre à bon compte une technologie souvent de pointe, prête à être commercialisée et génératrice de croissance. Nous ne pouvons qu’adhérer aux propos de Fleur Pellerin : « Certaines technologies « cœur de filière » sont des facteurs d’hypercroissance: il faut les maîtriser si nous ne voulons pas être de simples consommateurs de technologies et d’usages développés ailleurs; c’est la base d’une industrie du numérique ! ». Mais ne seraitce pas déjà trop tard ? Force est de constater que la majorité des offres cloud sont déjà étrangères, sans parler des réseaux sociaux qui sont gérés hors de nos frontières. Même si Louis Gallois confirme le rôle stratégique du numérique pour notre compétitivité, les objectifs en termes de développement économique ne pourront être atteints que dans la mesure où l’entreprenariat sera véritablement encouragé et que nos brillants cerveaux ne seront plus tentés de partir car les conditions proposées seront au moins aussi bonnes que celles qui leur sont proposées ailleurs. En l’absence de telles dispositions, il y a fort à parier que les fonds dépensés serviront à remplir le tonneau des danaïdes dans la mesure où nos champions, une fois révélés, continueront à s’en aller et que par ailleurs la fuite des cerveaux ne fait que s’accentuer !
Jean-Marc Rietsch
La meilleure défense, c’est l’attaque
Soigner son e-réputation ne suffit plus, il faut en faire un atout concurrentiel p. 48
Dématérialiser n’est pas joué