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PANoRAMA
ostalgique, Nougaro cherchait sa pincée de tuiles rouges malgré les buildings grimpants et les avions ronflants. Et si la quiétude du Prieuré de la Daurade s’est vue menacée durant l’essor industriel d’aprèsguerre au profit des technologies de pointe dévoreuses d’espace, l’heure est de nouveau à l’harmonie entre le calme des vieilles enceintes et le développement économique de la ville. « L’Etat a apporté l’aéronautique, les pôles universitaires et de recherche et les organismes d’innovation, explique Pierre Cohen, maire PS de Toulouse et président de la communauté urbaine. Aujourd’hui, c’est aux collectivités de relever les défis économiques tout en les conciliant avec les enjeux sociaux et le développement durable. C’est dans cette optique que le centre cancérologique le plus important de France a vu le jour au Sud de l’agglomération ». Aussi la ville rose, métropole du savoir, avec le plus haut taux d’ingénieurs diplômés en rapport avec sa population, poursuit-elle le développement de nouvelles compétences : depuis 2007, le pôle de recherche et d’enseignement supérieur « Université de Toulouse » regroupe en son sein des établissements aussi prestigieux que l’institut national polytechnique de Toulouse, son institut des sciences appliqués ou son IEP (institut des études politiques). Reconnu pour son dynamisme, cet établissement public de coopération scientifique fait partie des campus sélectionnés en 2008 dans le cadre de l’opération nationale d’aménagement immobilier plan campus. Il s’est aussi distingué en devenant lauréat 2011-2012 de l’opération « initiative d’excellence » dans le cadre du programme des investissements d’avenir. Autre atout majeur de la ville, la plateforme régionale de transfert technologique du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) Midi-Pyrénées, a récemment vu le jour. Marier le savoir à la croissance économique pour rayonner en Europe. Voilà le nouveau credo prêché sous les voûtes de la basilique Saint-Sernin.
Par Geoffroy Framery
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Régions &
N
euls 50% des entreprises créées survivent au-delà de cinq ans en France. Elles sont 75% à dépasser ce cap quand elles intègrent une pépinière. La communauté urbaine favorise ainsi le développement de projets innovants tout en développant des capacités d'appui au processus d'internationalisation des entreprises hébergées. « Toulouse Métropole a soutenu la création d'entreprise par le triplement des surfaces d'accueil en pépinières d'entreprises depuis 2001 », précise le maire de Toulouse, Pierre Cohen. Aujourd'hui, 85 jeunes pousses d’entreprises grandissent en leur sein. L’agglomération met ainsi à disposition six pépinières et quatre hôtels, avec une capacité totale d'accueil qui dépasse la centaine d’entreprises.
PLaCE aux sTarT-uP
S
Too smart
Toul