Au lendemain de l’annonce des droits de douane par le président américain, Emmanuel Macron a réuni ses conseillers pour élaborer une stratégie de réponse. Le président français prône l’unité européenne et des mesures économiques fortes pour contrer cette décision.
Le déficit public de la France a atteint 5,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024, soit un peu mieux que les 6 % anticipés par le gouvernement. C’est ce qu’a annoncé l’Insee, le jeudi 27 mars. Avant de se réjouir, il faut rappeler qu’il s’agit du déficit public le plus massif, exception faite de celui de l’année 2020, au pic de la pandémie de covid-19.
L’exhortation de Bernard Arnault est partagée par l’immense majorité des entrepreneurs. Le 30 janvier dernier sur RTL, Patrick Martin embraye, passablement agacé par les projets de l’exécutif : « L'incompréhension tourne à la colère. Les conséquences, ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison ». Le président du Medef attaque de front ceux qui nous gouvernent : « Ils n’écoutent même pas. On parle à un mur. »
Durer en politique française est assez facile : il suffit de distribuer les milliards. Tout le monde s’y emploie depuis quarante ans. Voyez le résultat. Il y a cependant un petit bémol : la théorie d’Oscar Wilde. L’homme de lettres irlandais, accablé de dettes, le confiait à ses juges : « Comment me suis-je endetté ? Lentement au début et très vite à la fin. » Nous commençons à entrer dans cette dernière phase où l’endettement, qui semblait hier purement virtuel, pèse désormais lourdement sur notre vie nationale.
« La situation financière catastrophique est de la responsabilité exclusive de l’exécutif », déclare Jean-François Husson, rapporteur général du budget au Sénat. Pourtant, malgré des auditions parlementaires qui s’enchaînent, d’Élisabeth Borne à Gabriel Attal, en passant par Bruno Le Maire, tous entonnent le même refrain, celui d’Alizée : « C’est pas ma faute à moi. » Comment redresser la barre ?
L’argent collecté à Notre-Dame de Paris irait dans la poche d’un grand fonds public destiné à la sauvegarde de nos églises en péril. Rappelons les chiffres de la Fondation du Patrimoine : « 5 000 édifices culturels susceptibles d’être abandonnés, vendus ou détruits d’ici à 2030. » En ces temps de disette budgétaire, il existe un risque important de voir le patrimoine être réduit à la portion congrue.
Au-delà des grandes entreprises qui concentrent évidemment l’attention, notons quelques investissements plus baroques. Saviez-vous que l’État est le deuxième actionnaire du… casino d’Aix-les-Bains ? Évidemment anecdotique, mais tout de même ! De la même façon, que peut bien avoir à faire l’État dans le capital de la CFL, la société des chemins de fer luxembourgeois ? D’autres participations financières comme celle de la banque Dexia sauvée par l’État lors de la crise financière de 2008, sont sans doute caduques aujourd’hui.