semaine de quatre jours
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Alors que la semaine de quatre jours s’invite au sein de plus en plus d’entreprises françaises, l’Afnic, elle, permet à ses collaborateurs de bénéficier du dispositif depuis sa création, en 1997.

Le monde du travail poursuit sa grande mutation. Alors que la longue parenthèse Sars-CoV-2 a un temps déréglé nos vies et notre façon de travailler, le bien-être en entreprise est devenu une condition sine qua non pour nombre de salariés pour rejoindre telle ou telle organisation. Télétravail, horaires flexibles, ou encore semaine de quatre jours, les entreprises redoublent d’imagination pour attirer les meilleurs. Sur la semaine de quatre jours, il est une structure qui fait figure de pionnière en la matière : l’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération).

« Cela peut être moins de temps passé dans les transports, moins de stress et, au final, plus de bien-être au travail », relevait il y a un an Gabriel Attal, alors ministre délégué aux Comptes publics, au sujet de la semaine de quatre jours. Les Français ont tranché, ils souhaitent pour une très large majorité d’entre eux travailler dans une entreprise qui propose cette fameuse semaine composée d’un jour off. D’après un sondage réalisé par l’institut YouGov pour nos confrères du HuffPost et publié en mai 2023, 75 % des personnes interrogées se disent partantes pour travailler quatre jours par semaine à condition… de « conserver un salaire inchangé ». L’Afnic (association loi 1901), qui s’occupe de gérer le registre des noms de domaine en France, a mis en place depuis sa création le 4 décembre 1997 au sein de l’Inria la semaine de quatre jours.

Une semaine de 32 heures avec le vendredi comme jour de repos plébiscité

« Dès la création de l’Afnic, en 1997, tout le monde a toujours travaillé quatre jours par semaine », nous confie d’emblée Virginie Navailles, responsable des démarches transversales RSE. Subtilité qui a son importance : « il ne s’agit pas de 35 heures réalisées en 4 jours plutôt que 5, mais bel et bien d’une semaine de 32 heures », précise-t-elle. Une normalité au sein de l’Afnic, souvent perçue comme un progrès au sein d’autres organisations, qui n’a jamais été remise en cause.

Virginie Navailles, responsable des démarches transversales RSE

Les salariés ont la possibilité de choisir eux-mêmes leur jour de repos, mais celui-ci doit être posé à l’avance pour maintenir une fluidité dans les services rendus par l’Afnic. Dans les faits, « près de 60 % des collaborateurs optent pour le vendredi, et 30 % le mercredi », constate Virginie Navailles. Un jour off qui permet aux collaborateurs de bénéficier de plus de temps libre dans leur vie personnelle « le mercredi sert à celles et ceux qui ont des enfants de pouvoir s’en occuper et passer du temps avec eux, d’autres profitent de ce jour de repos pour faire du bénévolat ou s’engager dans une association », illustre la responsable RSE de l’Afnic.

Une démarche globale de flexibilité

Au-delà de la semaine de quatre jours, le télétravail est aussi une réalité bien installée pour les 90 salariés de l’Afnic. « Nous disposons d’une plate-forme de chat collaboratif pour pouvoir échanger sur les projets en cours […] Puisque le télétravail est possible à raison de deux jours par semaine », précise Virginie Navailles. Avant d’ajouter : « Nous ne sommes plus en phase d’expérimentation, toutes ces mesures fonctionnent et ont un impact positif sur notre productivité et notre recrutement ».

Évidemment, la semaine de quatre jours ne concerne pas tous les secteurs. Et tous les chefs d’entreprise n’ont pas forcément envie de sauter le pas. En outre une enquête menée en juin 2022 par le cabinet Robert Half auprès de 300 dirigeants français révèle que 22 % des employeurs déclarent déjà proposer la semaine de 4 jours à leurs salariés et que 35 % envisagent de la mettre en place au cours des 12 mois à venir. Nombre de dirigeants restent donc encore à convaincre. Pour Virginie Navailles, tout ce qui peut être mis en œuvre pour stimuler sa marque employeur et attirer les candidats doit être fait, de sorte à se démarquer de la concurrence. Et pour ce faire, la semaine de quatre jours semble être un outil parmi d’autres.

Journaliste-Chef de service rédactionnel. Formé en Sorbonne – soit la preuve vivante qu'il ne faut pas « nécessairement » passer par une école de journalisme pour exercer le métier ! Journaliste économique (entreprises, macroéconomie, management, franchise, etc.). Friand de football et politiquement égaré.

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