La mode est au « déclinisme », au défaitisme, au négativisme. À prendre un peu de hauteur, à y regarder de plus près, sommes-nous certains, au-delà des aléas politiques, que notre présent, en tant que nation, soit si sombre ?
Le dernier baromètre Sciences Po/Opinion Way accentue encore le pessimisme collectif des Français et souligne toujours le paradoxe avec leur bonheur individuel. Une grande majorité d’entre eux déclarent avoir réussi leur vie.
Dans une tribune publiée par Le Figaro, le 29 novembre 2018, avec le titre tonitruant "Délivrez-nous des optimistes", Éric Zemmour nous a livré une de ces charges dont il est coutumier. Dans l’excès, l’amalgame et la confusion.
Il est établi que positiver est contagieux. Notre entrain diffuse. C’est le sens de la page que j’anime sur FaceBook. Dans le même ordre d’idée, il n’est pas contestable que les médias, même si c’est pour se donner bonne conscience, en multipliant les sujets, dossiers et reportages, développent les informations sur l’optimisme.
Il circule bien des clichés sur le bonheur. Et bien sûr le fait qu’il vaut mieux être riche, jeune et en bonne santé. À y regarder de près cela n’est pas si clair.
Pourquoi devrions-nous prendre tout ce qui nous arrive de plein fouet, brut de décoffrage, sans nuances ? Un peu de recul et de distance nous conduirait rapidement à donner une importance relative à une contrariété, une situation, un événement tout simplement en les comparant avec d’autres que nous avons vécus.
Validons nos intuitions. Avant de raisonner et de décider, ce sont souvent nos intuitions qui déclenchent émotions et pensées et jouent donc un rôle dans notre manière d’être et d’agir.