Non seulement la Chine a réussi à faire valoir sa méthode forte d’endiguement de l’épidémie, mais aussi à se présenter comme un modèle susceptible de venir en aide aux autres pays en inondant le monde de milliards de masques et d’équipements médicaux.
Après avoir chassé durant de nombreuses années les vendeurs à la sauvette, la Chine retourne enfin son kimono. Le Premier ministre chinois Li Keqiang a récemment qualifié de « vital » le commerce de rue pour l’économie du pays, aussi important que les magasins de luxe selon lui.
Quels sont les secteurs d’activité les plus exposés ? Bien sûr, celui du commerce, les exportateurs français de vins et spiritueux en tête, pour lesquels le Royaume-Uni constitue le deuxième plus gros client en valeur.
L’Europe ambitionne également d’injecter la durabilité dans toutes les activités. L’un des leviers pour y parvenir est le drainage imposé des investissements des banques vers des activités plus propres et durables.
« Devenir le premier continent climatiquement neutre au monde d’ici à 2050 est le plus grand défi et la plus grande chance de notre temps », explique la Commission européenne. C’est l’ambition du Green deal européen, présenté en décembre 2019. La Commission que préside Ursula von der Leyen devrait rendre une première proposition d’ici au printemps. Des milliers de milliards d’euros seront investis par les États membres et l’Europe pour reprogrammer notre société. Ça vaut le coup de se pencher sur cette grande vague verte européenne.
Un projet par trop disruptif et incompris des investisseurs traditionnels ? La plate-forme Kriptown propose aux start-up d’émettre des jetons qui entrent dans le capital de l’entreprise.
Les remèdes se révéleront-ils plus dangereux que les maux qu’ils doivent soigner ? « La surréglementation a tendance à rendre myope et à freiner l’activité, hésite Philippe Crevel.
Oui, il faut relativiser la toute-puissance du PIB « pensé comme ultime mesure de la performance économique », martèle Hugues Poissonnier. Qui prône de se tourner « vers d’autres indicateurs comme le bonheur intérieur brut » !
« Dans son discours du nouvel an, il a insisté sur les sujets économiques et sociaux qui ternissent actuellement sa popularité. L’âge de la retraite a même été repoussé une première fois de six mois pour cette année, observe l’économiste de chez Coface. Mais ces manques demeurent inégalement répartis sur le territoire. »