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Aujourd’hui, l’humanité célèbre la journée des droits de l’homme et le 80ᵉ anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations unies en 1945. Les valeurs centrales de cette charte : égalité, justice, liberté et dignité restent une promesse immuable pour notre vivre ensemble, en temps de turbulence et d’incertitudes. Par Ezzedine El Mestiri.
« Les inégalités augmentent, les conflits font rage, l’urgence climatique s’intensifie, et certains créent ou tentent d’approfondir des divisions au sein des sociétés et entre les pays. Mais nous ne devons pas baisser les bras », recommande Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.
Une solidarité pour relever les défis
Chaque jour, les fondements des droits humains sont mis à l’épreuve. Ils ne sont pas seulement des outils de protection mais aussi des réalités que nous vivons dans l’air que nous respirons, la nourriture que nous mangeons, les mots que nous énonçons et nos choix de vie. Penser librement, passer du temps en famille, boire de l’eau potable, avoir un niveau de vie suffisant, accéder à une éducation, vivre dans un environnement sain… Autant d’actes simples qui ne sont pas possibles partout dans le monde ! Notre planète est confrontée à des conflits nouveaux et anciens, des inégalités croissantes et une urgence climatique. Les droits humains sont des dispositifs indispensables pour prévenir les tensions. Plus que jamais nous avons besoin de solidarité pour relever les défis actuels.
Au moment de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’importance d’un environnement sain pour les êtres humains n’était pas d’actualité. C’est à partir des années 1970 que les questions écologiques ont pris une place sérieuse dans l’agenda international. En 1972, la déclaration de Stockholm, adoptée lors de la conférence des Nations unies sur l’environnement, établit pour la première fois un lien explicite entre les droits de l’homme et la protection d’un environnement. Elle en fait une priorité mondiale indissociable des droits humains, à penser en articulation avec le développement économique et le bien-être des populations. Avec la crise climatique, il n’était plus concevable d’ignorer la question environnementale et la lutte contre la pollution et la perte de biodiversité. Depuis, la reconnaissance des liens entre les droits de l’homme et l’environnement ne cessent de se renforcer. Le nombre de lois internationales et nationales, des décisions judiciaires dans ce domaine sont en augmentation.
Un environnement propre, sain et durable
La résolution onusienne historique adoptée le 28 juillet 2022, a mis du temps à arriver. Elle reconnaît pour la première fois l’exercice du droit à un « environnement propre, sain et durable ». Ce texte a encouragé de nombreux États à inclure désormais le droit à un environnement sain dans leurs constitutions. Ces États sont aujourd’hui, confrontés à des actions de justice à cause de leurs inactions et leur incapacité à prévenir les dommages intergénérationnels provoqués par la pollution et la dévastation des écosystèmes. Et c’est une bonne nouvelle pour une humanité en quête d’un environnement sûr, propre, sain et durable, indispensable à la pleine jouissance d’un large éventail de droits de l’homme, y compris les droits à la vie, à la santé, à l’alimentation et à l’eau. Sans un environnement salubre, nous ne pouvons pas accomplir nos aspirations ni respecter les normes minimales de dignité humaine.


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