Qui ? SportKapt
Quoi ? Une solution de mesure en temps réel de la pratique sur les équipements sportifs
Voilà près d’un an que Romain Lachens, Raphael Leclerc et Pascal Pommier se sont lancé un nouveau défi. Celui de valoriser et développer la pratique sportive en améliorant les équipements à disposition. Après 25 ans passés à travailler dans le secteur du marketing sportif et à la suite de son engagement à la direction de l’engagement de Paris 2024, Romain Lachens se positionne sur un nouveau marché, avec un projet lancé officiellement ce mardi.
Une solution… à point nommé
En 2025, le ministère des Sports, le Pôle Ressources National Sport Innovations (PRNSI) et l’Agence nationale du Sport (ANS) publient une étude qui analyse le taux d’occupation réel des équipements sportifs. « Cette étude a montré que les équipements commençaient à être vieillissants, avec de moins en moins d’argent public pour rénover ou pour construire de nouveaux équipements. Et, surtout, il n’existe aucun outil de mesure de la fréquentation de ces équipements-là », constate Romain Lachens. Alors, avec un objectif simple, celui de prendre de meilleures décisions basées sur des analyses concrètes, le trio d’entrepreneurs lance SportKapt – tout en travaillant avec un atelier d’assemblage au Blanc-Mesnil, qui emploie des personnes en situation de handicap.
Le projet se concentre sur plusieurs types d’équipements à la fois. D’abord, les équipements extérieurs. « Tout ce qui est en libre-service, les skate-parks, les city-stades, les terrains de basket, les stades… », liste son fondateur. « L’objectif, c’est d’analyser pour comprendre qui vient à quelle heure, s’il y a du monde lorsqu’il fait nuit, dans ce cas ça vaudrait le coup d’éclairer les terrains, par exemple ». Ensuite, les équipements intérieurs, soit les piscines et gymnases. « Analyser ce qu’il s’y passe réellement permettrait de savoir comment optimiser les coûts de fonctionnement sur l’électricité, le chauffage ou le ménage ». Puis les playgrounds : « Toutes ces aires de jeu avec des balançoires, des toboggans, des mini trampolines, des tables de ping-pong… L’IA permet de découper les zones et de voir ce qui fonctionne bien ou pas. »
Un capteur pour révolutionner les équipements

Tout repose sur un capteur, vendu moins de 2 000 euros par an, accompagné d’une licence. La machine prend des photos régulièrement et en ressort des chiffres. « C’est RGPD compatible, il n’y a pas de reconnaissance faciale, aucune donnée personnelle, ce sont seulement des statistiques qui nous permettent de connaître le nombre de personnes par heure dans tel stade, les créneaux les plus utilisés, la répartition homme-femme et personnes en situation de handicap visible », explique Romain Lachens. La photo prise est floutée, rapidement analysée par une IA et automatiquement détruite.
SportKapt débute officiellement son aventure aujourd’hui, mardi 13 octobre 2026. Mais des contrats ont déjà été signés avec plusieurs villes en France, dans différentes régions. Avec 330 000 équipements sportifs en France, le trio d’entrepreneurs espère toucher le maximum de collectivités possible. Et à terme, toucher les 72 % des Français qui pratiquent une activité physique, voire même inciter les 28 % autres à se mettre au sport.
Le projet a, justement, choisi de s’éloigner des équipements sportifs classiques pour lutter contre la sédentarité. « Souvent, on voit plus les gens faire la queue pour l’escalator que prendre les escaliers. Ce que nous aimerions faire, c’est mesurer le combat entre l’escalier et l’escalator, et habiller les escaliers avec du design actif, des messages inspirants ou encourageants pour inciter les gens à prendre les escaliers », propose Romain Lachens. En bref, un chiffre à retenir : monter un escalier plus de cinq fois par jour permettrait de réduire de 20 % les risques d’avoir un problème cardiaque ou un AVC.


























