Page 30 - EcoRésean n°28
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n°28
CLUB ENTrEPrENDrE En immersion - Marché de Rungis
Dans chaque numéro, un(e) journaliste d'EcoRéseau Business fait un reportage in vivo dans une entité (entreprise, usine, incubateur, association...)
senteurs et sourires
afin de décrire ce qu'il voit, de comprendre le fonctionnement au jour le jour, la capacité à innover et les flux financiers
Qstéphane Layani, Pdg. de la semmaris qui gère le marché de rungis, participe au Printemps de l’Optimisme parce qu’il est conscient d’évoluer dans l’art de vivre à la française, mais aussi dans un secteur d’excellence. La preuve.
uiconque a lu “Le Ventre de Paris” d’Emile Zola – bien
que l’écrivain ait couché sur le papier des descrip- tions mythiques des Halles Centrales de Paris – éprouve un jour ou l’autre l’envie d’observer par lui- même le temple de la “bonne mangeaille” à la française. Le Marché In- ternational de rungis, d’une superficie de 234 hectares aux portes de la capitale, prend des allures de ruche bourdonnante du- rant une partie de la nuit et de la matinée, les mar- chandises étant acheminées, commercialisées, transfé- rées de main en main pour être acheminées vers divers restaurants et commerces à 65% en région parisienne, 25% dans reste de la France et 10% à l’international. 2,4 millions de tonnes de produits transitent dans un joyeux tohu-bohu, pour un chiffre d’affaires de 8,8 milliards d’euros. Plus grand et plus vieil écosys- tème au service de l’ali- mentation et de la logistique urbaine du frais, vitrine des terroirs et du patrimoine gastronomique, le lieu di- visé en zones dévolues à chaque produit en particu-
La nature dans le sud de l’Ile de France...
Petit déjeuner à Rungis...
105 millions d’euros pour 210 collaborateurs. « Nous sommes avant tout des loueurs d’emplacements, fermiers généraux collectant un péage à des producteurs, négociants, grossistes à ser- vice complet qui achètent de tout pour revendre à des restaurants. Nous cherchons aussi à mutualiser des ser- vices que ne peuvent s’ac- corder ces petites entités, qui emploient en moyenne dix salariés », résume l’adepte de la communica- tion positive. « Je crois aux
vertus de la Méthode Coué, mais je pense que nous avons en plus de réelles raisons de nous réjouir ici : art de vivre à la française, 4% de croissance par an ! Certes nous pouvons nous appesantir sur les charges et le droit du travail, mais je crois que l’énergie de toutes ces entreprises doit plus se porter sur la conquête de parts de mar- ché, l’innovation ou la crois- sance externe », explique- t-il, cherchant à imprimer une certaine vision à tous
30 Mars 2016
lier réunit 1200 entreprises et 12000 salariés, « soit le deuxième pôle d’Île-de- France après la Défense, symbole du maintien du commerce de détail spé- cialisé et de l’animation des centres villes », précise stéphane Layani, PDG de la semmaris.
ARRIÈRE-CUISINE STRUCTURÉ
Chaque endroit visité est une organisation léchée au- tour d’un aliment spécifique. Par exemple pour le porc : cotation de la découpe qui en fait une place de réfé- rence, fraîcheur du produit en J+1, services logistiques
et livraison performants, dé- coupe spécifique parisienne très qualitative... « Tous les atouts sont réunis pour al- lier efficacité et bon goût », remarque le PDG de la sem- maris, créée en 1965, qui aménage, exploite, sécurise et promeut les infrastruc- tures, réalisant un Ca de

