Page 62 - EcoRéseau n°27
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n°27
STrATéGie & iNNOvATiON NUMériQUe
Le carnet des nominations
en partenariat avec
}ALTICE MANAGEMENT EUROPE
Eric Klipfel, master de la Fachhochschule Stuttgart (Alle- magne, 2003)
est promu head of BtoC d’Altice Management Europe.
}AVIVA FRANCE (GROUPE AVIVA)
Olivier Le Hénaff, 53 ans, ESSEC Business School
est promu directeur général délégué, directeur de la transformation et des systèmes d’information d’Aviva France.
}CIMAIL (GROUPE NUMEN) Laurent Richardeau
est nommé directeur général délégué de Cimail Solutions.
}ECONOCOM FRANCE Jean-Claude Tapia
est nommé président d’Econocom Digital Security.
}FIDUCIAL INFORMATIQUE (GROUPE FIDUCIAL)
Martin Hubert, 46 ans, AIEP INSEAD (2010), executive edu- cation de Harvard Business School, IEP Paris (1993), Centrale Paris (1992)
est nommé directeur général de Fiducial Informatique.
}HP FRANCE
Pascale Dumas, DESS finance de l’université Paris-I
est promue président-directeur général de HP France.
}IBM FRANCE
Béatrice Kosowski, ESSEC Business School
est promue directeur général Global Technology Services d’IBM France.
}MICROSOFT FRANCE (GROUPE MICROSOFT) Pascal Fite
est nommé directeur de l’accélérateur Microsoft Ventures
} ORANGE
France Héringer-Jallot, 48 ans, Télécom ParisTech (1990), Po- lytechnique (1985)
est promue directeur qualité, expérience client, ventes à la division Ex- périence Client et Mobile Banking du groupe Orange.
}OVH GROUP
Michel Calmejane, 53 ans, ESC Pau
est nommé responsable ventes monde d’OVH Group.
}REXEL GROUP
Vincent Demange, 53 ans, DESS d’informatique industrielle, Institut supérieur d’informatique et automatique de Lorraine (1989) et maîtrise d’électronique (1988) de l’ISIAL
est nommé directeur général France de Rexel Group.
} UBISOFT
Maxime Bosvieux, 37 ans
est promu directeur du e-commerce au sein d’Ubisoft France.
VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?
Février 2016
Le baromètre de l’innovation
Brèves, nouvelles retentissantes et histoires de ruptures
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Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr
Le contrôle étatique de l’économie change considérablement. Auparavant, l’etat indiquait ex-ante des règles que les entre- prises devaient suivre à la lettre. Aujourd’hui, des autorités ad- ministratives, très nombreuses comme l’Autorité de la concurrence, jouent le premier rôle en installant, ex-post, le res- pect de règles (marché libre, information parfaite des acteurs... ). Ce changement du moment d’intervention est majeur. il de- vrait imposer de travailler très en amont avec les autorités pour éviter tout dérapage et sanction au final. Or, cette manière de travailler n’est pas bien pratiquée par les PMe. Qu’en est- il exactement ? Prenons le cas de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans son action sur les dispositifs mé- dicaux (1). il y a quelques mois, l’ANSM a pris une décision de police sanitaire interdisant la commercialisation, la distribu- tion, l’importation et l’utilisation d’un dispositif médical de pro-
Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !
Le verbatim à retenir...
Il faut avoir une part de délire, c’est la poésie, c’est l’incertitude, c’est l’hésitation, c’est le trouble, et c’est la source de la créativité
Boris Cyrulnik, psychiatre et psychanalyste
Le monde ne sera plus jamais comme avant...
Pour protéger les utilisateurs de téléphones portables, Ginko Control, une start-up française, a mis au point un patch capable de rééquilibrer les ondes électromagnétiques. Il suffit de le coller sur votre appareil (télé- phone, ordinateur...) pour qu'il active son propre émetteur d'ondes, neutralisant ainsi celles émises par
votre engin grâce au système de « déphasage de 180° », censé rendre les ondes inoffensives pour le cerveau. Le tout sans perte de performance !
Une start-up danoise a développé Heli-on, une batterie externe compacte dont le corpus cache un panneau so- laire et une batterie puissante. Ainsi, l'appareil peut produire et stocker de l'énergie. Selon les créateurs de Heli- on, grâce à cette batterie les utilisateurs pourront en quelques heures recharger complètement leurs
smartphones, appareils photo ou autres gadgets par tous les temps. S'il y a du soleil, il suffit de déplier les panneaux so- laires et commencer le rechargement. Si l'extérieur est couvert, il faut alors compter sur la batterie intégrée.
Une équipe de designers coréens a imaginé un vélo intelligent capable de prévenir les accidents. Alimenté par le pédalage, un écran permet de savoir si une voiture vous colle de trop près. Mieux : un système de projec- tion de lasers se met en route grâce à des capteurs pour prévenir un chauffard trop pressé qu'il risque un
accident. Enfin, le vélo, géolocalisable, peut mémoriser des trajets.
Strategy review
enseignant à l’institut d’administration des entreprises de Poitiers et à l'Université de technologie de Troyes, membre du conseil scientifique du CSFrS, chercheur associé au CereGe.
Passer de l’etat dirigeant à l’etat gendarme
Le rôle des autorités administratives s’accroit fortement. Char- gées de fluidifier le marché tout en faisant respecter des règles destinées notamment à protéger le consommateur, elles de- vraient instaurer avec les entreprises un dialogue qui n’est pas encore bien compris.
thèses. Autant dire que l’entreprise concernée, une PMe, pou- vait fermer ses portes. L’entreprise avait demandé un marquage Ce auprès d’un organisme évaluateur. Cela seul suffit pour met- tre les dispositifs médicaux sur le marché. Las, des essais cli- niques ultérieurs ont révélé que le dispositif pouvait être dangereux pour la santé des patients. C’est là que l’ANSM est intervenue avec sa décision. Qui ne clôt pas le débat. Car ce dégât aurait pu être évité par une collaboration entre l’entreprise et l’ANSM. en amont, l’entreprise aurait pu lancer un essai mé- dical avant la mise sur le marché du dispositif, mettant en évi- dence les risques. Cet essai aurait pu alors être transmis à l’ANSM et un dialogue technique s’engager. en aval, la déci- sion de police sanitaire est prise après un rapport d’inspection. Mais ce rapport n’est pas définitif. L’entreprise peut donner son avis, suggérer des solutions. Là encore, le dialogue doit régner. C’est ensuite à l’issue de cette période, dite du contradictoire, que le rapport devient définitif et est transmis pour décision à la direction de l’ANSM. Or, ce dialogue ne s’enclenche pas avec les dirigeants de PMe qui restent sur leur quant-à-soi. Ce serait un formidable changement de renverser cette perspective.
Pascal Junghans
par

