Page 90 - EcoRéseau n°23
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n°23
ART DE VIVRE & PATRIMOINE Baromètre Finance & Investissements
éthique & Finance
uLES BONS PLANS DU MOIS
Brèves, études, actus et chiffres du mois concernant les placements et investissements que peut réaliser tout particulier
par
Au fil des années, la transmission d’un patrimoine à un enfant est devenue plus complexe. En 2012, le montant pouvant être transféré sans taxation a été abaissé de 159 325 euros à 100 000 euros par parent et par enfant. Par ailleurs, le délai de reconstitution de cet abattement a été porté de 10 à 15 ans. C’est là qu’intervient la Société civile immobilière (SCI), pour laquelle optent de plus en plus de familles. Premier avantage : elle permet de trans- mettre la propriété d’un bien à ses enfants sans perdre la main sur la gestion du bien. Le donateur peut rester gé- rant si cela est prévu dans les statuts. Autre atout de la SCI : elle permet une transmission au fil de l’eau en di- visant un bien en parts sociales jusqu’à 100 000 euros. Des parents détenant
Immobilier : et pourquoi pas une rési- dence de tourisme ?
Avantages fiscaux, possibilité de séjours sur place, ren- dements corrects... L’investissement en résidence de tou- risme a des atouts à revendre. Ces ensembles de logements sont construits pour être loués à la semaine
Transmission : passez par une SCI
Arthur Cohen
aux vacanciers. Ils proposent un cer- tain nombre de services et sont gérés par un ex- ploitant profes- sionnel. Ces dernières années, la concurrence d’autres produits,
Président Directeur général des éditions Hermann, Philosophe spécialisé dans les questions éthiques appliquées au secteur financier
comme les Ehpad et les résidences seniors, ont contribué à faire baisser les prix à l’achat... faisant grimper le ren- dement, qui peut atteindre jusqu’à 4%, voire 5,5% net. Sur le plan fiscal, le fait d’investir dans une résidence de tourisme permet de récupérer la TVA payée sur le prix d’acquisition (19,6%), à condition de conserver le bien pendant au moins 20 ans. Mais ce n’est pas tout : cet in- vestissement permet aussi soit de bénéficier du statut LMP ou LMNP (loueur en meublé professionnel ou loueur en meublé non professionnel), soit de profiter du Censi-Bouvard, qui accorde une réduction d’impôts de 11% du prix de revient du bien, dans la limite de 300 000 euros. Des avantages qui ne doivent pas faire oublier de prendre quelques précautions, notamment en s’assurant de la solidité de l’exploitant. Gardez aussi à l’esprit que les travaux sont à la charge du propriétaire. Dans le sec- teur des résidences de tourisme, le marché des résidences urbaines est particulièrement dynamique : il affiche une évolution positive selon le bilan annuel du cabinet In Ex- tenso Tourisme, Culture et Hôtellerie. L’an dernier, le parc comptait 661 adresses pour près de 57 000 studios et appartements, soit une croissance de 3,6% sur un an. 30 nouvelles résidences ont été mises sur le marché en 2014.
un bien de 250 000
euros peuvent ainsi
faire une donation de
80% du bien en béné-
ficiant de l’exonéra-
tion, puis donner les
20% restants 15 ans
plus tard, lorsque
l’abattement fiscal
est reconstitué. De plus, les biens transmis en SCI sont taxés sur 70% seulement de leur valeur. La prise en compte des dettes constitue également un avantage sé- rieux : les droits de transmission d’un bien d’une valeur de 1 million d’euros financés par un emprunt bancaire de 300000 euros seront calculés sur 700 000 euros. Enfin, le dernier atout de la SCI concerne l’ISF : la valeur des parts bénéficie d’un abattement de 10 à 15%, qui est jus- tifié par la moindre liquidité par rapport à un bien détenu en direct, qui sera plus facile à revendre.
Hommage à Raphaël Draï, penseur de l’éthique appliquée à l’économie.
Le 17 juillet dernier, le professeur Raphaël Draï s’est éteint à l’âge de 73 ans, dans son appartement parisien, des suites d’une longue maladie. Toute sa vie, ce philo- sophe, professeur agrégé de sciences politiques, a déve- loppé une œuvre unique dont l’un des fils directeurs est la mise en dialogue des textes du judaïsme avec les di- lemmes contemporains. L’enjeu, selon lui, était de re- venir aux sources de la tradition pour examiner et comprendre les problèmes de notre quotidien. Ainsi, sa perspective philosophique consistait en un geste de re- centrement : il importait, pour lui, de se replacer en ce lieu hautement symbolique qu’est le Sinaï, où Moïse reçut les Tables de la Loi, car « le Sinaï désigne moins un site géographique qu’un lieu psychique, éthique et spirituel marquant la confluence de la Présence divine à la présence humaine et de la présence de chaque être humain à son prochain » (Les Topiques sinaïtiques, 5 volumes, Hermann, 2013).
Loi Alur : le bail type devient obligatoire
S’il m’a paru essentiel, en dépit des liens qui nous unis- saient, de consacrer cette chronique à Raphaël Draï, ce n’est pas seulement parce qu’il compte parmi les intel- lectuels francophones les plus importants de ces der- nières décennies ; c’est surtout parce que le deuxième volume de l’ouvrage susmentionné, intitulé « Principes d’économie politique biblique », est un texte qui me pa- raît important dans le champ des recherches en éthique des affaires. Ce livre est tout sauf un exercice de pure érudition ; c’est une tentative audacieuse et rare pour re- placer l’éthique au cœur de la réalité économique, et, en cela, ce livre contribue pleinement « à une meilleure compréhension [...] de quelques-uns des plus grands fléaux économiques et financiers de notre temps ». Tout le projet de l’économie biblique, explique-t-il, est en effet de se démarquer, en ses principes comme en son fonctionnement, des pratiques esclavagistes de l’égypte pharaonique. La Bible exige la libération de tous et de chacun, et cette libération doit s’inscrire au cœur des réalités humaines, dont l’économie est l’un des volets. C’est pourquoi « l’économie, la calcala, ne peut être qu’éthique, autrement dit altruiste » et il revient à cha- cune et à chacun de reconnaître la pure et simple « inhé- rence de l’éthique et de l’économie ». La loi juive pousse l’identification de ces concepts jusqu’à considé- rer Dieu comme « l’économe de la vie ». L’œuvre de Raphaël Draï n’est bien sûr pas définitive : lui-même espérait surtout qu’elle suscite des questionnements et des travaux complémentaires ; elle pose surtout de nom- breux jalons dans l’interrogation sur le sens et le fonde- ment d’une économie éthique et doit servir à mieux appréhender les dérives et les défis de notre époque.
Depuis le 1er août 2015, les propriétaires louant des lo- gements vides ou meublés doivent signer un bail type. Les contrats de colocation à bail unique sont également visés par cette contrainte, définie par la loi Alur (loi pour
320 EUR 300 EUR 280 EUR 260 EUR 240 EUR 220 EUR 200 EUR 180 EUR 160 EUR 140 EUR
Sept Oct
Eurofins Scientific : cap sur le Japon
LA SPÉCULATION DU MOIS
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SEPTEMBRE 2015
La biotech a annoncé l'acquisition de Nihon Soken au Japon, l'un des principaux fournisseurs de services d'essais environnementaux du pays, spécialisé dans l'analyse de la pollution. Selon l'analyste Gilbert Dupont, par cette opération, Eurofins assure son leadership dans les tests de mesure de surface radioactive de Fukushima. En outre, l'expertise de Nihon Soken en assainissement et en surveillance est un ajout important aux compétences existantes d'Eurofins. Gilbert Dupont recommande d'accumuler la valeur, avec un objectif de cours de 317 euros.


































































































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