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n°23
ART DE VIVRE & PATRIMOINE L’Art du temps - L’actualité automobile
Hyundai Genesis : le grand luxe à la sauce coréenne
«Vous voulez savoir si elle a l’affichage tête haute ? Elle l’a. L’assistance active au maintien de voie ? Elle l’a. L’assistance active au stationnement pour se garer automatiquement et sortir de sa place en épi ou en créneau ? Elle l’a aussi. Elle a également neuf airbags, l’alerte de circulation transversale à l’arrière, la détection d’angle mort, une caméra 360 degrés, l’ouverture automatique du coffre, le verrouillage et le démarrage sans clef, les feux de route au xénon automatiques avec éclairage additionnel en virage, le régulateur de vitesse adaptatif, des sièges avant et arrière électriques chauffants et ventilés, un système de navigation avec écran tactile 9 pouces, un toit ouvrant
(du cuir, du bois précieux et cette petite touche de raffinement qui marque l’appartenance au club fermé du très haut de gamme). Une voiture d’image donc, commercialisée en France pour le principe et qui ne vise qu’un tout petit marché de niche.
série un système de transmission à quatre roues motrices HTRAC. Couplé à une boite automatique à huit rapports et trois modes de conduite (éco, normal et sport), le gros moteur V6 est à son aise sur autoroute et suffisant de puissance pour
sans vergogne son identité d’imitatrice en empruntant à Aston Martin ou à Chrysler (calandre, emblème). Du coup elle intrigue et interpelle les amateurs de belles voitures qui s’interrogent sur son identité. Outre-Atlantique la bataille n’est pas pour autant gagnée. D’une part parce que côté motorisation la belle coréenne a encore des progrès à faire pour rivaliser avec la
Il faut dire que la belle avec son moteur essence atmosphérique
à injection directe de 3,8
litres V6 de 315
puissance teutonne. Ensuite parce que les ingénieurs allemands ne s’arrêtent jamais d’innover et que leurs derniers modèles proposent, à l’instar de la série 7 de BMW, des équipements encore inédits comme la commande gestuelle, la tablette 7 pouces à l’arrière ou encore le stationnement piloté à
panoramique... »
Ce pitch paraphrasant la pub télé Peugeot pourrait sans problème servir à la Genesis de Hyundai superbement dotée en équipements techno de nouvelle génération. Il faut dire que cette luxueuse limousine a été spécialement conçue pour tailler des croupières aux précieuses berlines allemandes sur le marché... américain. Pour prouver son savoir-faire le constructeur coréen a créé une imitation qui se veut l’égale des luxueux produits des maîtres germaniques et anglo-saxons
270 grammes de CO2 rejetés au kilomètre est bien peu en phase avec les préoccupations économiques et écologiques d’aujourd’hui. Mais sa cible de marché en Europe est trop restreinte pour développer un bloc diesel.
Hyundai propose dans l’Hexagone un véhicule full options avec notamment en
entrainer les deux tonnes de ce vaisseau amiral du constructeur coréen. Et ce, dans un confort royal tant en termes
distance via une clef high tech. Reste que la Genesis a de solides arguments à faire valoir côté tarifs en France où elle est vendue 68950 euros sans option, soit 20000 euros de moins
chevaux et ses
Mazda 2 for ever
d’acoustique que d’amortissement.
Jolie malgré sa taille (5 mètres de long pour 1,90 mètre de large) avec un design épuré et élégant, imposante par sa stature et ses jantes 19 pouces, la Genesis affirme
Modèle essayé : Hyundai Genesis V6 3.8 GDi 315 HTRAC. Tarif unique : 68950 euros.
qu’une BMW série 7 ou une Audi A8.
Dans la vie d’un essayeur de voitures se croisent différents véhicules. Les stars de la catégorie, inaccessibles au commun des mortels, qui procurent un immense plaisir de conduite mais dont on sait qu’elles resteront un rêve passager. Les bagnoles insipides, sans grands défauts (on ne fait plus aujourd’hui réellement de mauvaises voitures) qui ne créent aucun attachement. Les excellentes voitures pétries de qualités et que l’on recommande volontiers. Et puis il y a les coups de cœur, les évidences, celles qu’on a du mal à rendre l’essai terminé parce qu’on a l’impression de les conduire depuis longtemps. Ce ne sont pas forcément des engins de haut vol – coupés, cabriolets, sportives de tous poils – ni de luxueuses berlines ou de fringantes familiales. Non, le coup de cœur peut se porter sur une voiture « ordinaire », petite, raisonnablement motorisée, mais dont l’utilisation apporte une constante satisfaction. C’est le cas de la nouvelle Mazda 2. Si la citadine japonaise nous a toujours paru injustement méconnue dans l’Hexagone, sa nouvelle version devrait logiquement accroître sa popularité. D’abord sur le plan esthétique avec un design parfaitement équilibré qui joue habilement avec de justes proportions. Le fameux style Kodo (âme du mouvement) inventé par Mazda donne élégance et stabilité. Plus longue de 14 centimètres que la précédente, la nouvelle Mazda 2 gagne en homogénéité. La face avant adopte la nouvelle calandre emblématique de la marque et bénéficie de nouveaux projecteurs full LED. L’intérieur est spacieux dans cette catégorie et le coffre suffisant. La planche de bord bien dessinée peut s’orner en option d’un parement couleur carrosserie du meilleur effet (en l’occurrence blanche pour notre véhicule d’essai) et de sièges rouges enveloppants, d’une excellente tenue. Du coup le rouge habille également les parois de la console centrale et les contreforts des portières, petites touches d’élégance. La position de conduite est parfaite, l’ergonomie
de toutes les commandes sans
défaut (bravo pour la manette
centrale façon Mercedes, qui tombe sous la main, et pour l’écran tactile qui cesse de l’être en roulant) et les fondamentaux (tenue de route, freinage, visibilité avant, arrière, latérale) irréprochables.
Le moteur essence 1,5 litre 90 chevaux est également admirablement proportionné avec une boite mécanique à cinq rapports en tous points parfaite (une boite auto est également disponible). Quand on sait que l’équipement en finition haute est pour cette catégorie de véhicules incomparable (affichage tête haute, feux de route automatiques...) on a bien du mal à trouver un défaut à la Mazda 2, et du coup à la quitter.
Modèle essayé : Mazda 2 1,5 L Skyactiv-G 90 ch, Dynamique. Tarif : à partir de 17400 euros. Tarifs gamme essence à partir de 14450 euros, tarifs gamme diesel à partir de 18350 euros.
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SEPTEMBRE 2015

